Principaux renseignements
- Catherine MacGregor, haute responsable d’Engie, met en garde contre le fait que les revirements en matière de politique énergétique pourraient freiner les investissements à long terme.
- La France met en péril la confiance des investisseurs en révisant ses subventions vertes.
- Les cadres réglementaires de l’UE offrent la fiabilité nécessaire à la mise en œuvre de projets énergétiques compétitifs.
Catherine MacGregor, directrice générale du groupe énergétique Engie, a averti que des stratégies énergétiques changeantes et des objectifs de décarbonisation incohérents pourraient dissuader les investisseurs potentiels.
Lors d’un sommet sur la compétitivité organisé par POLITICO à Paris, elle a déclaré que la confiance des investisseurs était indispensable pour financer des projets d’envergure.
Stabilité des contrats verts
Cet avertissement fait suite à une proposition de budget pour 2027 présentée par le Premier ministre français Sébastien Lecornu, qui prévoit de revoir plusieurs contrats dans le domaine des énergies renouvelables.
Le gouvernement considère que les subventions actuelles en faveur des initiatives vertes, notamment dans le domaine de l’énergie solaire, pèsent de manière excessive sur les finances publiques. MacGregor estime au contraire que les pouvoirs publics doivent respecter les accords existants. Selon elle, la stabilité est cruciale pour les investisseurs qui engagent des capitaux dans des infrastructures énergétiques à long terme.
Pression budgétaire
La France souhaite réduire ses dépenses publiques alors que le pays subit une pression financière considérable. Le déficit budgétaire prévu s’élève à 5,4 pour cent du PIB. Ce déficit est devenu un enjeu politique majeur à l’approche de l’élection présidentielle de l’année prochaine.
Objectifs climatiques européens sous pression
La Commission européenne, dirigée par Ursula von der Leyen, se heurte également à une opposition vis-à-vis de ses objectifs environnementaux. Il s’agit notamment de la suppression progressive prévue des moteurs à combustion interne d’ici 2035 et de diverses réglementations en matière d’émissions.
Malgré cette opposition, MacGregor affirme que la mise en œuvre progressive des changements au sein de l’Union européenne offre au contraire un cadre fiable aux investisseurs.
Les énergies renouvelables, un atout concurrentiel
Elle a par ailleurs souligné que les initiatives à grande échelle et bien coordonnées dans le domaine des énergies renouvelables sont très compétitives. Selon elle, lorsque les prix du gaz sont élevés, de tels projets peuvent contribuer à fournir rapidement de l’énergie au niveau local. (lv)
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