Pas de trêve de Noël pour les manifestations contre la réforme des retraites

Isopix

Lors de la manifestation de ce mardi, le taux de participation a été plus faible que prévu par les syndicats français. Cependant, ils ont immédiatement indiqué que les manifestations pourraient se poursuivre pendant un certain temps.

Le treizième jour de la manifestation a été quelque peu agité. Pas de ‘gilets jaunes’, avec toutes les conséquences que cela implique, mais la police a sorti les gaz lacrymogènes. En outre, les transports publics sont restés gravement perturbés et les écoles ont également été forcées de fermer, simplement parce qu’elles étaient inaccessibles ou parce que les enseignants étaient en grève.

Cependant, la journée ne s’est pas déroulée comme l’espéraient les syndicats. Ils voulaient stimuler l’enthousiasme et dépasser le premier jour de grève. 806.000 personnes se sont rassemblées dans toute la France, alors que la police annonçait mardi 615.000 manifestants.

Manifestants à Paris. (Isopix)

Pas de trêve

Dans une déclaration commune mardi soir, les syndicats de gauche se sont toujours montrés extrêmement combatifs. Les actions réparties sur l’ensemble du territoire français reflètent ‘le rejet massif’ du projet de réforme des retraites, semble-t-il. ‘Si la réforme n’est pas retirée, il n’y aura pas de trêve à Noël’, ont-ils déclaré.

La Confédération démocratique française du travail (CFDT), le plus grand syndicat français, a participé pour la première fois aux manifestations de mardi. Cependant, le syndicat n’a pas signé la déclaration car la CFDT est plus modérée.

Le gouvernement est déterminé

La protestation en cours s’articule autour d’une réforme contestée des retraites d’Emmanuel Macron. Le président français veut remplacer 42 systèmes de retraite différents par un système à point unique. De plus, tout le monde devra travailler plus longtemps : l’âge de la retraite passera de 62 à 64 ans.

Alors que les syndicats augmentent la pression sur le gouvernement, celui-ci ne semble pas impressionné. ‘L’opposition démocratique à ce projet est parfaitement légitime. Mais mon gouvernement est déterminé à réformer le système des retraites et à équilibrer le budget des retraites’, a déclaré le Premier ministre Edouard Philippe.