OTAN lance ‘Arctic Sentry’ pour renforcer sa vigilance dans l’Arctique


Principaux renseignements

  • L’OTAN a lancé « Arctic Sentry », une nouvelle opération visant à unifier les activités militaires alliées dans l’Arctique afin de contrer les menaces croissantes pour la sécurité.
  • La fonte des glaces polaires rend la région plus accessible, ce qui alimente les inquiétudes quant aux défis potentiels que la Russie pourrait poser à l’influence de l’OTAN.
  • « Arctic Sentry » vise à combler rapidement les lacunes en matière de sécurité et à tirer parti des technologies de pointe pour renforcer la défense dans la région.

En réponse aux tensions géopolitiques croissantes dans la région arctique, l’OTAN a lancé une nouvelle opération appelée « Arctic Sentry ». Cette initiative vise à renforcer la présence et la préparation de l’alliance dans le Grand Nord, suite aux préoccupations soulevées par le président américain Donald Trump concernant les menaces pour la sécurité qui nécessitent un contrôle accru des États-Unis sur le Groenland.

Unification des activités alliées

« Arctic Sentry » unifiera diverses activités alliées déjà en cours dans la région, telles que les exercices « Arctic Endurance » du Danemark. Le Danemark avait intensifié sa présence militaire au Groenland et invité des alliés comme la France et le Royaume-Uni à se joindre à lui après que Trump eut intensifié son discours sur une éventuelle prise de contrôle du territoire par les États-Unis.

Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, et le commandant militaire de l’OTAN pour l’Europe ont mis en garde à plusieurs reprises contre les menaces croissantes de la Russie et de la Chine dans la région arctique. Si le Danemark affirme qu’il n’y a pas de navires chinois près du Groenland, la fonte des glaces polaires due au changement climatique rend l’Arctique plus accessible, ce qui soulève des inquiétudes quant aux défis potentiels que la Russie pourrait poser à l’influence de l’OTAN dans la région.

Protéger un territoire vital

Rutte a souligné la nécessité de protéger cette partie vitale du territoire de l’OTAN, affirmant qu’il existe une « menace réelle » avec l’ouverture de nouvelles voies maritimes. L’opération sera dirigée par le Commandement des forces interarmées de Norfolk et supervisée par le Commandement allié des opérations. Elle fait suite à une réunion entre Trump et Rutte à Davos, au cours de laquelle ils se sont mis d’accord sur une approche collective de la défense régionale.

Le ministre danois de la Défense, Troels Lund Poulsen, s’est déclaré satisfait du lancement de l’opération « Arctic Sentry », soulignant les efforts déployés de longue date par le Danemark pour renforcer l’implication de l’OTAN dans l’Arctique. Il a souligné que l’opération permettra de regrouper toutes les activités alliées dans la région sous un commandement unique, ce qui permettra de réagir plus rapidement aux éventuelles failles de sécurité et de tirer parti des dernières avancées technologiques du Commandement allié Transformation.

Reconnaissance d’une activité croissante

Rutte a reconnu l’activité croissante de la Russie et de la Chine dans l’Arctique, mais a refusé de divulguer des détails spécifiques provenant des services de renseignement. Il a défendu les préoccupations de Trump concernant la présence accrue de la Russie et de la Chine, arguant que la vigilance est cruciale dans ce paysage géopolitique en pleine évolution.

« Arctic Sentry » fonctionnera de manière similaire à d’autres opérations de vigilance de l’OTAN telles que « Baltic Sentry » et « Eastern Sentry », sous l’autorité directe du Commandant suprême des forces alliées en Europe. Le Royaume-Uni a annoncé son intention de doubler le déploiement de ses troupes en Norvège au cours des trois prochaines années, ces forces devant jouer un rôle clé dans « Arctic Sentry ».

Menace russe

Le ministère britannique de la Défense a souligné la menace importante que représente la Russie pour la sécurité de l’Arctique et du Grand Nord, citant la réouverture d’anciennes bases de la guerre froide comme preuve des intentions de Poutine.

Les forces britanniques participeront à plusieurs exercices à venir, notamment « Cold Response » en mars, qui impliquera des troupes de Norvège, de Finlande et de Suède, et « Lion Protector » en septembre, axé sur la protection des infrastructures critiques en Islande, dans les détroits danois et en Norvège.

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