Principaux renseignements
- Viktor Orbán estime que l’Union européenne s’effondrera en raison de luttes internes.
- Orbán prône un ordre mondial multipolaire, forgeant des liens indépendants avec des puissances mondiales telles que la Russie et la Chine.
- Confronté à des problèmes de réélection, Orbán donne la priorité à l’autonomie de la Hongrie et rejette les politiques de l’UE en matière d’immigration et d’aide à l’Ukraine.
Viktor Orbán, le Premier ministre hongrois, a affirmé que l’Union européenne se désintégrerait en raison de troubles du leadership plutôt que de voir la Hongrie la quitter. Il a souligné que l’avenir de la Hongrie se trouvait au sein de l’UE et de l’OTAN, tout en maintenant des politiques étrangères et économiques indépendantes.
Liens avec Russie
Orbán a souligné l’importance de relations solides avec divers blocs mondiaux, notamment les États-Unis, la Russie, la Chine et le monde arabe. Cette position reflète sa croyance de longue date en un ordre mondial multipolaire. Il a critiqué la position de l’UE sur les questions d’État de droit et son soutien à l’Ukraine, préférant maintenir des liens avec la Russie malgré le conflit en cours.
La dépendance de la Hongrie à l’égard de l’énergie russe reste importante et Orbán a exprimé son opposition aux réglementations de l’UE visant à couper la Hongrie des approvisionnements en pétrole et en gaz russes. Il pense que les sanctions seront levées d’ici 2027, « date prévue de la fin de la guerre ».
Modification de l’ordre mondial
Orbán a salué les actions de Donald Trump au Venezuela comme un moment charnière de la politique internationale, suggérant qu’elles signifient un changement vers un ordre mondial dominé par les États-nations. Il prévoit que ce changement profitera à la Hongrie grâce à la baisse potentielle des prix mondiaux de l’énergie.
La Hongrie refuse de fournir une aide financière à l’Ukraine, invoquant des inquiétudes quant au remboursement des prêts. Cette position a fait de la Hongrie un obstacle majeur au soutien de l’UE à l’Ukraine. Orbán a également réitéré son opposition aux programmes de relocalisation des migrants de l’UE, affirmant le droit de la Hongrie à déterminer sa propre démographie.
Il a confirmé un accord avec Trump pour un « bouclier de défense », bien que les détails n’aient pas encore été finalisés. Orbán a insisté sur le besoin d’autonomie de la Hongrie et a exprimé sa réticence à débattre avec des opposants qu’il perçoit comme redevables d’intérêts étrangers. (jv)
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