Nulle part ailleurs dans le monde, l’immobilier ne devient plus cher qu’à Berlin

Nulle part ailleurs dansle monde, l’immobilier ne devient plus cher qu’à Berlin, indique unrapport du consultant immobilier Knight Frank, qui a établi que lesprix de l’immobilier dans la capitale allemande avaient augmenté de20,5% l’année dernière. La hausse continue des prix laisse craindre l’éclatement d’une bulle immobilière. 

Berlin est apparemment lefer de lance d’un phénomène national, car un certain nombred’autres villes allemandes occupent également une place dans leclassement des dix marchés immobiliers mondiaux les plus dynamiquesen 2017. Par ailleurs, ces villes allemandes déplacent égalementplusieurs villes chinoises en termes de hausse des prix.

Spéculation

« Berlin est devenu lemarché immobilier le plus effréné au monde, caractérisé par desdéveloppement coûteux et des achats spéculatifs », indiqueKnight Frank. « Ces développements constituent une menace pourles loyers traditionnellement bas et pour la scène artistiquesbranchée. »

Depuis 2004, le prix moyende l’immobilier à Berlin a augmenté de plus de 120%. Ce phénomèneest alimenté, entre autres, par des hypothèques bon marché et unepopulation à la croissance rapide.

Au cours de la dernièredécennie, la population de Berlin a augmenté de 50 000 habitantspar an. La ville compte aujourd’hui 3,5 millions d’habitants. Lapopulation de Berlin devrait être de 4 millions d’habitants d’ici2035.

Ces dernières années, lahausse des prix a également attiré un certain nombred’investisseurs étrangers sur le marché de l’immobilier résidentielet commercial de Berlin. Cette flambée des prix a amené certains àémettre des avertissements au sujet d’une bulle qui menaceraitd’éclater.

La Bundesbank a expliquéen février que les propriétés dans certaines villes allemandesétaient surévaluées d’au moins 15% et que cette surévaluationpourrait même atteindre les 35%.

Marché relativement absorbable

Cependant, même aprèsdes années de hausse annuelle, Berlin reste relativement bon marchépour les investisseurs par rapport à des villes comme Londres ou NewYork.

« Pour desappartements dans les principaux quartiers de la capitaleallemande, on demande des prix qui ne représentent qu’un tiers dessommes à payer pour des propriétés de taille équivalente àLondres », explique le quotidien britannique The Guardian.

À Londres, l’immobilierétait 2% plus cher l’année dernière. La capitale britanniqueoccupe la 101ème place mondiale selon les calculs de Knight Frank.

Dans le classement duconsultant immobilier, la ville turque d’Izmir arrive en deuxièmeposition avec des hausses de prix de 18,5%, suivie par Reykjavik(16,6%), Vancouver (16%), Hong Kong (14,8%), Budapest ( 15,5%),Hambourg (14,1%), Munich (13,8%), Rotterdam (13,4%) et Francfort(13,4%).