Le nombre d’entreprises accordant des primes sur les bénéfices à leurs salariés a augmenté ces dernières années. Cette année, plus de 1 pour cent des entreprises l’ont déjà fait. Les petites entreprises, en particulier, sont plus nombreuses à faire participer leurs salariés aux bénéfices cette année.
Principaux renseignements
- 1,4 pour cent des entreprises ont déjà fait participer leurs salariés aux bénéfices cette année. Il s’agit du niveau le plus élevé depuis cinq ans.
- Il convient de noter que les cols blancs sont moins nombreux à avoir reçu une prime sur les bénéfices. Cela s’explique par le fait que la prime aux bénéfices gagne en popularité, en particulier dans les PME.
- Il est possible que les salaires n’augmentent pas plus que l’indice cette année et l’année prochaine. Grâce à la prime de résultat, les entrepreneurs peuvent tout de même accorder une prime à leurs employés.
Explication : Qu’est-ce qu’une prime sur bénéfices ?
- Il s’agit d’une prime financière qu’un employeur peut accorder à ses salariés sous la forme d’une participation aux bénéfices d’un exercice, leur permettant ainsi de participer au succès de l’entreprise.
- Les salariés qui reçoivent une prime de résultat doivent payer une contribution de solidarité de 13,07 pour cent et un impôt de 7 pour cent sur le montant perçu.
- « La prime de résultat offre aux employeurs un moyen flexible de donner à leurs employés quelque chose de plus », ajoute Liesbeth Goethals, Senior Tax & Legal Consultant chez Acerta Consult. « Cette flexibilité fait de la prime de résultat une prime à bas seuil. Si des bénéfices sont réalisés et que l’employeur décide de verser des primes sur les bénéfices, cela s’applique à l’ensemble du personnel, puisque la prime sur les bénéfices est octroyée collectivement. Toutefois, une catégorisation par montant est possible sur la base de critères objectifs tels que, par exemple, l’ancienneté ou la fonction du salarié. »
Dans l’actualité : 1,4 pour cent des employeurs ont déjà versé une prime de résultat cette année. C’est ce que révèlent les chiffres du prestataire de services RH Acerta. Ce dernier a analysé les données de 224 000 cols blancs travaillant pour 54 000 employeurs du secteur privé.
- 1,4 pour cent semble peu, mais c’est le niveau le plus élevé depuis cinq ans.
- Le montant moyen que les cols blancs ont vu apparaître sur leur facture cette année est également le plus élevé depuis cinq ans : 2 480 euros. Ce n’est qu’à l’horizon 2020 – alors basé sur les résultats de 2019 – que le montant moyen versé a été plus élevé.

Cols blancs sont moins nombreux à recevoir une prime de résultat
Remarqué : Bien que davantage d’entreprises fassent participer leurs salariés aux bénéfices cette année, le nombre de cols blancs recevant une prime de résultat vient de diminuer.
- 1,3 pour cent des employés ont reçu une prime de profit cette année. En 2023, c’était le cas pour 1,6 pour cent des salariés, et en 2024 pour 1,4 pour cent.
- Comment cela se fait-il ? « Liesbeth Goethals, Senior Tax & Legal Consultant chez Acerta Consult, explique : « L’une des explications est que cette année, davantage de petites PME ont laissé leurs employés participer aux bénéfices. « Dans les entreprises de 5 à 20 employés, plus de 2 pour cent des employés ont reçu une prime sur les bénéfices. Dans les plus petites entreprises, en revanche, seuls 1,2 pour cent d’entre eux ont reçu une telle prime.
- Selon Acerta, la prime de résultat gagne en popularité en raison de la norme salariale. En effet, celle-ci stipule que cette année et l’année prochaine, il n’y a pas de marge d’augmentation des salaires en plus de l’indice. Or, une prime de résultat n’entre pas dans le cadre de cette norme salariale et offre donc aux employeurs un moyen légalement autorisé de récompenser leurs employés de toute façon.
- Goethals ajoute que les employés des PME reçoivent parfois une prime plus élevée que leurs collègues des grandes entreprises. « Dans les grandes entreprises, le montant disponible est réparti entre un plus grand nombre d’employés, alors que dans les PME, les bénéfices sont souvent moins importants et doivent donc être répartis entre un plus petit nombre d’employés », ajoute-t-il.
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