N-VA dépose un projet de loi visant à rendre obligatoire l’hospitalisation des femmes enceintes toxicomanes


Principaux renseignements

  • Le parti N-VA propose l’hospitalisation obligatoire pour les femmes enceintes toxicomanes afin de protéger les enfants à naître.
  • Cette législation privilégie le bien-être de l’enfant plutôt que l’autonomie de la mère dans les cas extrêmes où l’aide volontaire échoue.
  • En se concentrant sur les besoins des nouveau-nés vulnérables, la proposition vise à briser le cycle de la toxicomanie et à garantir un départ plus sain dans la vie.

La N-VA a proposé une modification de la législation qui permettrait l’hospitalisation obligatoire des femmes enceintes toxicomanes. C’est ce qu’écrit Belga. Selon la présidente du parti, Valerie Van Peel, cette mesure vise à garantir un départ équitable dans la vie à tous les enfants, car ceux qui naissent de mères toxicomanes sont souvent confrontés à des difficultés importantes.

Dernier recours

Van Peel milite depuis longtemps en faveur d’un soutien obligatoire aux femmes enceintes toxicomanes. Aujourd’hui, Sophie De Wit et Frieda Gijbels, membres de la N-VA, ont traduit cette position en une proposition de loi concrète. Ce projet de loi fédéral vise spécifiquement les femmes enceintes qui continuent à consommer des drogues pendant leur grossesse. Les conséquences pour leurs enfants peuvent être graves, notamment des symptômes de sevrage intenses et des handicaps physiques et mentaux.

Van Peel décrit avec force le sort de ces nourrissons : « Voir un bébé intoxiqué par la drogue pleurer et convulser de douleur dans une couveuse est une expérience inoubliable. Ces enfants sont en fait victimes d’abus avant même leur naissance. » Elle souligne que la société ne peut rester les bras croisés alors que ce cycle tragique se poursuit.

Donner la priorité à l’enfant

La proposition permettrait à un juge d’ordonner l’hospitalisation involontaire d’une femme enceinte souffrant d’un trouble lié à l’usage de substances. Cependant, Van Peel souligne que cette mesure ne serait envisagée qu’en dernier recours, dans des cas extrêmes où toutes les options de soutien volontaire ont été épuisées. Il est essentiel de noter que la législation donne la priorité à la santé et à la sécurité de l’enfant à naître, s’écartant ainsi de l’approche traditionnelle qui se concentrait uniquement sur le bien-être de la mère pour déterminer la nécessité d’un traitement involontaire.

Au niveau régional, la ministre flamande des Affaires sociales, Caroline Gennez (Vooruit), a élaboré un plan visant à permettre l’aide obligatoire aux femmes enceintes. Cette approche pourrait potentiellement conduire, dans certaines situations, au retrait immédiat du bébé de la garde de la mère après la naissance.

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici!

Plus