L’UE veut obliger les GAFAM à partager leurs données avec les plus petits concurrents

La Commission a émis des propositions pour casser le monopole des entreprises de la Big Tech. Elle veut les obliger à partager leur trésor de données.

Le Finantial Times révèle un document interne de Commission sur ‘la stratégie européenne pour les données’. On y trouve notamment ‘la nécessité d’une action législative’ pour obliger les GAFAM à partager leurs données.

Pour la Commission, ces données placent les géants de la Tech dans des situations de monopoles quasi irrémédiables. Son intention sera donc de supprimer les obstacles qui classent ces données comme des secrets commerciaux.

A l’instar du secteur automobile ou celui des banques, l’UE veut autoriser des tiers à accéder aux précieuses données de leurs clients. ‘J’ai des gens qui m’ont dit: Nous, dans le secteur financier, nous devrons partager les données que nous avons, mais Amazon n’aura pas à les partager dans l’autre sens’, a expliqué Margrethe Vestager, la commissaire à la Concurrence. Elle veut établir les mêmes règles pour tout le monde et sanctionnera la Big Tech le cas échéant, si ces propositions devaient prendre forme.

Les géants de la tech vont-ils se laisser faire ? Certainement pas. Il y a quelques jours, Mark Zuckerberg est venu visiter les institutions européennes dans une sorte d’opération séduction. Mais l’UE a rejeté massivement ses propositions de régulation.

‘La pire personne que j’ai jamais rencontrée’

De quoi énerver Donald Trump qui a qualifié la Commissaire de ‘fiscaliste’ et l’a accusé de détester les Etats-Unis, ‘peut-être la pire personne que j’ai jamais rencontrée’. Trump a fait du Trump.

Mark Zuckerberg n’est en soi pas contre un partage des données vers les particuliers et les entreprises. Mais les règles doivent selon lui être plus claires, plus globales et les mêmes pour tous. La manière de définir les données personnelles lui pose également problème.

Google et Amazon n’ont pas voulu réagir à cette information. Tandis que les lobbies de la Tech s’inquiètent de telles mesures qui ’empercheraient l’innovation’.