L’UE met en garde Trump contre des attaques illégales contre les infrastructures iraniennes


Principaux renseignements

  • L’Union européenne condamne les menaces du président Donald Trump de bombarder des infrastructures civiles iraniennes, les qualifiant d’illégales et d’inacceptables au regard du droit international.
  • Selon les experts juridiques, le fait de prendre pour cible des infrastructures civiles constitue un crime de guerre, malgré les affirmations de Trump selon lesquelles il agirait dans le respect de la loi.
  • Les pays européens résistent aux pressions américaines visant à les impliquer dans le conflit et privilégient les solutions diplomatiques par l’intermédiaire des Nations unies.

L’Union européenne a adressé un avertissement sévère au président Trump concernant ses menaces de bombarder les centrales électriques et les ponts iraniens. Le président du Conseil de l’UE, António Costa, a souligné que le fait de prendre pour cible des infrastructures civiles est illégal et inacceptable au regard du droit international, citant comme exemple la guerre en cours en Ukraine.

Impact de l’escalade

M. Costa a souligné que le peuple iranien serait le premier à subir les conséquences d’une escalade du conflit. Il a réitéré la position de l’UE en faveur d’une solution diplomatique pour s’attaquer aux causes profondes de la tension. Cette déclaration fait suite au message incendiaire de Trump sur les réseaux sociaux, menaçant d’un « Power Plant Day » (Journée des centrales électriques) et d’un « Bridge Day » (Journée des ponts) si l’Iran ne rouvrait pas le détroit d’Ormuz, un passage maritime crucial.

Malgré les affirmations de Trump selon lesquelles les États-Unis agiraient dans le respect de la loi, des experts juridiques ont averti que le ciblage intentionnel d’infrastructures civiles constituait un crime de guerre. Ces derniers jours, Costa s’est engagé dans des efforts diplomatiques, s’entretenant avec les dirigeants de l’Iran, d’Israël, des Émirats arabes unis et du Pakistan afin de promouvoir la désescalade et le respect du droit international.

pression sur l’Iran

Les pays européens ont résisté aux pressions de Trump visant à les faire intervenir dans le conflit. Ils ont refusé les demandes d’utilisation de leur territoire pour lancer des attaques contre l’Iran, s’attirant ainsi les critiques de Trump. Une récente réunion virtuelle organisée par le Royaume-Uni a rassemblé 41 pays afin de forger une position commune sur la réouverture du détroit d’Ormuz. Les participants ont soutenu les efforts diplomatiques menés par l’intermédiaire des Nations unies pour mettre fin à la guerre et ont rejeté les demandes de l’Iran concernant les droits de passage pour les navires.

Malgré la pression internationale, l’Iran continue d’imposer son blocus naval, exigeant des paiements de la part des navires transitant par le détroit. Certains navires auraient payé des droits en yuans chinois pour garantir un passage en toute sécurité.

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

Plus