Principaux renseignements
- La Russie serait en train de développer un missile hypersonique amélioré capable d’atteindre une vitesse de Mach 11 (13 585 km/h).
- Cette arme pourrait atteindre Londres en huit minutes.
- Sa vitesse extrême et ses ogives multiples constituent un défi pour les réseaux de défense aérienne occidentaux existants.
Des articles récents parus dans les médias occidentaux ont attiré l’attention sur l’éventuelle apparition d’un missile hypersonique russe de pointe, également appelé « Oreshnik-2 ». Bien que le gouvernement russe n’ait pas officiellement confirmé l’existence d’un nouveau système portant ce nom, diverses sources publiques indiquent qu’une version améliorée de l’Oreshnik original est en cours de développement et pourrait être disponible dès cette année.
Signes de développement
Les spéculations concernant cette arme se sont intensifiées à la suite des événements survenus à la mi-février. Le 12 février, un tir de missile signalé depuis le site de Kapustin Yar, dans la région d’Astrakhan, a déclenché des sirènes d’alerte aérienne à grande échelle dans toute l’Ukraine.
Bien que Kiev ait par la suite qualifié cet incident de simulation et que le ministère russe de la Défense soit resté silencieux, les analystes militaires estiment que cet incident pourrait avoir constitué un essai d’une version modernisée du missile.
Caractéristiques techniques
Des experts juridiques ont fait remarquer qu’« Oreshnik-2 » est avant tout un terme journalistique et non une désignation militaire officielle. Malgré l’absence de données gouvernementales, des spécifications non officielles suggèrent que le missile pourrait atteindre des vitesses de Mach 10 ou 11 et posséder une portée de 5 500 kilomètres.
De plus, selon certaines rumeurs, il emporterait huit ogives cinétiques – contre six à l’origine – capables de pénétrer des structures renforcées situées jusqu’à 30 mètres sous terre.
Implications stratégiques
Les implications stratégiques d’une telle arme sont considérables. The Daily Star a estimé que Londres pourrait être atteinte en environ huit minutes. Le principal danger ne réside pas dans l’heure d’arrivée précise, mais dans la réduction drastique du temps dont disposent les décideurs pour identifier la menace et y réagir. Ce délai réduit pourrait modifier fondamentalement la dynamique de la dissuasion stratégique.
(at)
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