L’OPEP craint la pire ‘surabondance’ de son histoire en cas de seconde vague

AP Photo/Sue Ogrocki

Hier soir, les membres de l’OPEP+ se sont mis d’accord sur un assouplissement de leur restriction de production. Ainsi, ils ne vont plus réduire leur production de 9,7 millions de barils par jour, mais de 7,7 millions et ce jusque fin décembre. À moins qu’une nouvelle vague de coronavirus vienne anéantir toutes leurs chances de rééquilibrer le marché.

Depuis un mois, les activités économiques reprennent. Les gouvernements mettent fin aux confinements. Et la demande de pétrole est en hausse. Ce qui réjouit les membres du cartel de l’OPEP et leurs alliés, qui a réduit très fortement sa production depuis mai. C’est donc ce qui a motivé la décision d’hier soir.

Toutefois, une ombre plane au-dessus de leur tête: celle de la seconde vague. Selon un document interne, dont Reuters a pu prendre connaissance, une seconde vague provoquerait une surabondance historique au sein de l’OPEP. ‘Dans ce scénario, le stock global atteindrait un sommet sans précédent de 1.218 milliard de barils en 2020’, explique l’étude commandée par les membres du cartel. Cela représente l’équivalent de plus de 12 jours de production.

Les stocks ne désempliraient pas pendant le troisième trimestre, tandis que la diminution à la fin de l’année serait minime. C’est bien loin des projections de l’OPEP pour les 5 prochains mois.

Inférieur à la moyenne quinquennale

Le but de l’OPEP pour les prochains mois est de faire baisser drastiquement les stocks qui se sont remplis au cours des 6 premiers mois. L’organisation voudrait qu’ils soient à un niveau égal ou inférieur à la moyenne quinquennale. Ainsi, en 2021, les pays membres pourront augmenter leur production de 6 millions de barils par jour.

D’ici la fin de l’année, l’offre restera toujours un peu excédentaire par rapport à la demande. Les prix se maintiendront donc à leur niveau actuel, c’est-à-dire aux environs des 40 dollars pour le baril de Brent.