L’ONU exige des garanties de sécurité dans l’est du Congo


Principaux renseignements

  • Les Nations Unies exigent des garanties de sécurité strictes de la part de toutes les parties belligérantes afin de pouvoir utiliser en toute sécurité l’aéroport stratégique de Goma pour des vols de surveillance.
  • Les Nations Unies exigent des garanties de sécurité strictes de la part de toutes les parties belligérantes afin de pouvoir utiliser en toute sécurité l’aéroport stratégique de Goma pour des vols de surveillance.
  • Bien qu’un accord de paix ait été signé à Washington en décembre 2025, la situation dans l’est du Congo reste extrêmement instable et aucun cessez-le-feu effectif n’a encore été conclu.

L’ONU exigent des garanties de sécurité avant d’envoyer des troupes de la mission Monusco dans l’est du Congo. Le secrétaire général adjoint de l’ONU, Jean-Pierre Lacroix, a clairement indiqué cette semaine que la sécurité du personnel de l’ONU n’était pas négociable dans le cadre de la mission menée en République démocratique du Congo (RDC).

Menaces technologiques

L’organisation refuse de déployer des hélicoptères et des troupes tant qu’il existe des risques importants de brouillage électronique ou de présence de drones à proximité immédiate de ses appareils.

Ces menaces technologiques se sont répétées ces derniers temps, rendant les vols au-dessus des zones de conflit extrêmement dangereux. L’ONU souhaite utiliser l’aéroport international de Goma comme base pour surveiller le cessez-le-feu, mais sa réouverture ne pourra avoir lieu que lorsque tous les acteurs sur le terrain auront donné des garanties explicites que les appareils de l’ONU ne seront pas délibérément gênés ou attaqués.

Escalade du conflit et blocage de Goma

La crise a atteint un sommet début 2025. Les rebelles du M23 ont alors capturé la ville de Goma. Le Rwanda soutient activement ce groupe armé. La base de l’ONU la plus proche se trouve là-bas. L’aéroport est fermé à tout trafic depuis lors.

Cela paralyse totalement la logistique de la région. En décembre 2025, Kinshasa et Kigali ont signé un accord de paix. Les États-Unis ont servi de médiateurs. Pourtant, les combats continuent sur le terrain.

Défis pour la mission de l’ONU

L’ONU prépare un redéploiement à partir d’Uvira, ville située à la frontière avec le Burundi. Le plan se déroule en plusieurs phases. Tout d’abord, une reconnaissance aérienne approfondie est effectuée. Ensuite, un nombre limité de membres du personnel stabilise la situation sur le terrain. Cela conduit finalement au déploiement de près de 8 000 casques bleus.

Les secouristes réclament entre-temps la réouverture de l’aéroport de Goma. Les barrages routiers et l’insécurité rendent impossible l’acheminement de l’aide d’urgence. La pression pour la mise en place d’un corridor sécurisé augmente chaque jour. Pendant ce temps, la population de l’est du Congo souffre de la violence persistante.

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