L’expérience acquise en Ukraine contribue au développement des drones intercepteurs TALOS


Principaux renseignements

  • AdlerAerospace a développé les drones intercepteurs TALOS-J et TALOS-E en s’appuyant sur les enseignements tirés du conflit en Ukraine.
  • AdlerAerospace prévoit que les drones intercepteurs autonomes deviendront un élément crucial de l’architecture moderne de défense aérienne en raison de la prévalence croissante de la guerre massive par drones.

AdlerAerospace, une entreprise basée aux États-Unis, s’est associée à sa filiale tchèque de recherche et développement, TRL Drones, pour développer les systèmes de drones intercepteurs TALOS-J et TALOS-E. Ces systèmes aériens fixes de lutte contre les drones (C-UAS) ont été conçus à partir des enseignements opérationnels tirés du conflit en cours en Ukraine.

Enseignements opérationnels tirés de l’Ukraine

La série TALOS vise à relever les défis croissants posés par les menaces aériennes sans pilote rapides et peu coûteuses, telles que les drones d’attaque à sens unique et les drones de taille moyenne. Ces menaces réduisent les délais d’engagement et mettent à rude épreuve les systèmes de défense aérienne traditionnels.

Le PDG et président d’AdlerAerospace, Wilhelm Meya, a souligné l’influence directe de l’expérience acquise sur le champ de bataille ukrainien sur la philosophie de conception du programme TALOS. Les enseignements tirés des opérations réelles, notamment en ce qui concerne le temps de réaction, le volume des menaces et la géométrie des engagements, ont directement influencé la conception de la famille d’intercepteurs. M. Meya a confirmé que le concept avait déjà démontré son efficacité opérationnelle dans des scénarios de combat réels, notamment lors d’engagements contre des menaces de drones de plus grande taille des groupes 2 et 3 et des profils d’attaque à sens unique de type Shahed.

La série TALOS utilise une approche de défense en couches, le TALOS-J étant optimisé pour les interceptions à grande vitesse et à longue portée nécessitant une réponse rapide, et le TALOS-E étant conçu pour une capacité d’interception évolutive lors d’opérations soutenues.

Probabilité d’interception élevée

AdlerAerospace estime la probabilité d’interception entre 87 et 92 pour cent sur la base de simulations, de modélisations au niveau de la mission, de tests de sous-systèmes et de validations progressives en conditions réelles.

Pendant les engagements, les intercepteurs TALOS fonctionnent de manière autonome sous la supervision humaine, en exploitant les vecteurs radar et les données des capteurs en réseau pour mettre à jour en continu les solutions d’interception. La détection de précision pendant la phase terminale permet de maintenir l’autorité de l’opérateur.

Résilience à la guerre électronique

La résilience à la guerre électronique est une caractéristique fondamentale de la conception, qui garantit la capacité d’interception même dans des conditions de navigation dégradées ou de perturbation des signaux.

AdlerAerospace cible principalement les utilisateurs militaires et gouvernementaux confrontés à des menaces de drones à grande échelle, notamment les unités de défense aérienne, les opérateurs de sécurité frontalière et les programmes intégrant des drones intercepteurs dans les réseaux radar et de guerre électronique existants. La famille TALOS est conçue pour compléter les systèmes de défense aérienne à courte portée (SHORAD) et les systèmes de défense aérienne cinétique existants.

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