Les taxis volants de Lilium sur les traces de Tesla, SpaceX et Spotify

Les taxi-hélicoptères allemands de Lilium viennent de lever 35 millions de dollars supplémentaires lors d’un second tour de table auprès de Baillie Gifford.

Le but de Lilium, c’est un peu le pitch de base de beaucoup de récits de science-fiction. Des taxis aériens qui vous emmènent de ville en ville, de préférence sans piste d’atterrissage. Une sorte de ‘hélitaxi’, donc. Un plan réalisable et attrayant pour les investisseurs, semble-t-il finalement.

SpaceX, Spotify, Tesla

Lors de son deuxième tour de table, Lilium a maintenant levé 35 millions de dollars supplémentaires, soit 31 millions d’euros, auprès de l’investisseur principal Baillie Gifford. Un nom bien connu, la société ayant également placé sa force financière sous Tesla, SpaceX et Spotify. Aujourd’hui, le groupe pompe donc également des capitaux dans le taxi aérien.

Cet investissement porte ce tour de table à 275 millions de dollars. Au total, Lilium a déjà levé 375 millions de dollars, dont 240 depuis le début de sa levée de fonds en mars 2020. A cette époque, Atomico, Freigeist et Tencent étaient déjà derrière Lilium.

Les 35 millions de dollars de Baillie Gifford rapprochent Lilium de son objectif final. L’entreprise allemande serait encore à la recherche de 400 millions de dollars supplémentaires pour faire démarrer leur projet.

Lilium est actuellement évaluée à environ un milliard de dollars, ce qui en fait l’une des start-ups les plus prometteuses dans le secteur de l’aviation du futur.

2035

Mais Lilium connait parfois aussi quelques couacs. Un ancien prototype a déjà explosé lors de sa maintenance. La société a mis la production en pause pour comprendre le problème. Mais le calendrier des vols commerciaux continue sur sa lancée, bien que la direction souligne qu’il faudra encore patienter cinq ans. Lilium veut voler en 2025, avec des pilotes toutefois. La société prévoit de pouvoir commencer à faire voler des taxis autonomes vers… 2035.

Et puis, il y a aussi la crise du coronavirus, qui vient de toucher trois secteurs dans lesquels Lilium est très impliquée. Le secteur de l’aviation est au bord de l’effondrement, il y a peu de voyages et l’industrie est également dans une situation désespérée.

L’entreprise n’a pas encore dû licencier ses 450 employés. Les designers travaillent à domicile, mais les bureaux de Lilium sont également spacieux. Les prototypes peuvent ainsi être construits en toute sécurité.

Compétition

Des signaux en faveur de Lilium, poussée par la pression de la compétition. L’argent de Baillie Gifford n’est pas non plus sans conséquences. La société écossaise donne à Lilium un pied en Écosse, au moment même où le Royaume-Uni a annoncé qu’il voulait investir davantage dans des entreprises aéronautiques innovantes.

Lilium compte déjà parmi ses concurrentes l’Allemande Volocopter, qui a levé 83 millions d’euros en février. Uber travaille également sur des taxis volants et Kitty Hawk sur des hélicoptères. Il reste cependant encore beaucoup de chemin à parcourir avant que la science-fiction ne devienne réalité.

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