Les restructurations ont coûté plus de 9.000 emplois en 2020: c’est moins que lors de la crise financière de 2009-2010

287 licenciements chez FNG (Brantano): l’un des licenciements collectifs les plus importants de 2020. (AgencePeps)

En 2020, 9.414 personnes ont perdu leur emploi lors d’un licenciement collectif, réparties dans 103 entreprises, écrivent mardi De Standaard et Het Nieuwsblad sur base des chiffres du SPF Emploi. Entre fin mars 2020 et mars 2021, soit l’année marquée par l’épidémie de coronavirus, 10.337 personnes ont perdu leur travail à cause d’une restructuration, selon les calculs des quotidiens.

La crise sanitaire semble pour l’instant coûter moins d’emplois que la crise financière de 2009-2010. Entre juin 2009 et juin 2010, 16.267 emplois étaient concernés par des licenciements collectifs.

Plusieurs facteurs expliquent que les chiffres semblent meilleurs que lors de précédentes crises. Les grandes entreprises résistent ainsi mieux à la crise sanitaire que les plus petites structures. Or, ce sont surtout les grandes entreprises qui recourent à des licenciements collectifs. Les mesures de soutien et le recours massif au chômage temporaire maintiennent aussi à flots nombre de petites entreprises.