Principaux renseignements
- Les médicaments amaigrissants à base de GLP-1 ont réduit les dépenses alimentaires annuelles au Royaume-Uni de 780 millions de livres sterling (902 millions d’euros).
- La hausse des taux d’adoption entraîne une forte baisse de la consommation de snacks et d’aliments.
- Les détaillants lancent désormais des mini-repas riches en nutriments pour attirer ces consommateurs en pleine évolution.
Une analyse récente réalisée par Worldpanel, filiale du cabinet d’études de marché Numerator, indique que la prolifération des médicaments amaigrissants à base de GLP-1 a entraîné une baisse de 780 millions de livres sterling des dépenses alimentaires annuelles au Royaume-Uni.
Perte d’appétit
Les données révèlent que les foyers comptant au moins une personne suivant ces traitements ont acheté 299 millions de produits alimentaires en moins sur une période de douze mois. Cette tendance est attribuée à une réduction significative de l’appétit et à une diminution de l’envie de grignoter, en particulier de chips salées et de chocolats sucrés.
Taux d’adoption en hausse
L’adoption de ces médicaments, notamment des marques telles que Mounjaro et Ozempic, a connu une hausse spectaculaire. Le pourcentage de ménages britanniques comptant au moins un utilisateur est passé de 2,3 pour cent en 2024 à 4,1 pour cent en 2025, pour atteindre finalement 6,3 pour cent.
Chantel Kennaugh, responsable du secteur de la nutrition et du secteur public chez Worldpanel, a noté que ces traitements sont passés, en très peu de temps, du statut de médicaments de niche contre le diabète à celui d’outils largement utilisés pour la gestion du poids.
Supermarchés et restaurants
En réponse à ces changements d’habitudes de consommation, les secteurs de la distribution et de l’alimentation réorientent leurs stratégies. Les supermarchés proposent désormais des options alimentaires miniatures et riches en protéines, spécialement adaptées aux personnes suivant des traitements au GLP-1. Par exemple, Marks & Spencer a lancé une gamme de produits riches en nutriments, tandis que J Sainsbury Plc a introduit des repas compacts, riches en protéines et « petits mais puissants ».
L’impact s’étend au-delà des magasins d’alimentation pour toucher le secteur de la restauration. D’après une enquête menée auprès de plus de 11 500 foyers, environ 40 pour cent des utilisateurs de médicaments ont exprimé une préférence pour des portions de repas plus petites, et plus de 25 pour cent ont suggéré que les restaurants devraient proposer des sections de menu dédiées, conçues pour les personnes utilisant des médicaments amaigrissants.
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