Principaux renseignements
- L’agression iranienne persistante et les conflits régionaux maintiennent les prix des carburants à un niveau élevé aux États-Unis.
- Les données sur le transport maritime révèlent une reprise fragile et incomplète du transit pétrolier.
- La faiblesse des réserves mondiales rend les marchés de l’énergie vulnérables à de nouveaux chocs.
Les États-Unis font face à une période prolongée de coûts élevés du carburant, le conflit impliquant l’Iran ne montrant aucun signe de résolution immédiate. Bien qu’on ait observé récemment une légère augmentation du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, le marché de l’énergie reste volatil en raison de menaces persistantes pour la sécurité.
Les observateurs maritimes britanniques ont recensé onze attaques distinctes contre des pétroliers en l’espace de cinq jours, et les experts en sécurité suggèrent que les forces iraniennes pourraient tirer des missiles vers des « zones d’élimination » désignées afin de cibler tout navire dont la signature radar est détectable.
Ambiguïté dans le détroit d’Ormuz
Le niveau réel de contrôle exercé sur le détroit d’Ormuz reste ambigu. Bien que certaines données indiquent que le transit pétrolier en septembre ait atteint des niveaux proches de ceux observés avant le début des hostilités, les prix n’ont pas baissé, ce qui montre que les investisseurs restent sceptiques quant à une reprise durable.
Cette instabilité est alimentée par les frappes iraniennes continues contre des navires civils et par les attaques des militants houthis au Yémen visant des installations énergétiques saoudiennes. L’impasse diplomatique entre Washington et Téhéran a plongé la région dans un climat d’incertitude.
Le trafic maritime reste limité
Les données sur le transport maritime dressent un tableau contrasté. Kpler indique que, bien que le transit quotidien par le détroit ait atteint en moyenne 10 millions de barils en septembre, ce chiffre reste nettement inférieur aux 17 à 20 millions de barils généralement acheminés avant la guerre.
Le trafic avait auparavant connu un pic lors d’un bref cessez-le-feu en juin, mais il s’est à nouveau effondré lorsque l’accord a échoué en juillet. Si les mouvements ont récemment progressé, cette reprise reste fragile.
Trump espère une fin rapide de la guerre
L’administration Trump reste optimiste, estimant que les sanctions économiques affaiblissent la détermination de Téhéran et que le gouvernement iranien pourrait finir par s’effondrer en raison de l’effondrement de sa monnaie.
Le président Trump a prédit une forte baisse des prix du pétrole et une fin rapide du conflit. Certains analystes partagent cet avis, soulignant que la protection militaire américaine permet aux navires de naviguer dans le Golfe malgré les risques.
Instabilité régionale
Cependant, ces perspectives optimistes se heurtent à la réalité d’une violence croissante. Les récentes attaques contre des navires tels que le Lipsi, battant pavillon libérien, et le Kazimah III, appartenant au Koweït, mettent en évidence ce danger.
De plus, le conflit au Yémen est un facteur majeur de la flambée des coûts. Les rebelles houthis ont pris pour cible les infrastructures pétrolières saoudiennes, notamment l’oléoduc Est-Ouest, d’une importance vitale, et les installations d’Aramco, en utilisant des drones et des missiles balistiques pour perturber l’approvisionnement.
Épuisement des réserves
L’effet cumulatif de ces perturbations se traduit par un niveau dangereusement bas des réserves mondiales de pétrole. Amin Nasser, PDG de Saudi Aramco, a averti que la marge de sécurité de l’approvisionnement mondial était alarmantement faible, ne laissant au monde que peu d’alternatives en cas de nouvelles perturbations. Les infrastructures énergétiques ayant été mises à rude épreuve, les prix de l’essence aux États-Unis devraient rester élevés dans un avenir prévisible, et un retour à la normale ne devrait pas intervenir avant plusieurs années, même après la fin des combats. (fc)
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