Les burgers ou la planète : quel est l’impact de la privation de viande?

3 burgers à la viande
Flickr/mc delivery

Plus de la moitié des adultes du Royaume-Uni et des Etats-Unis affirment qu’ils veulent réduire leur consommation de viande. Pourtant, les chiffres montrent qu’ils en consomment 10 % de plus au quotidien depuis 1970. Mais deux études récentes, qui ont calculé les impacts environnementaux et médicaux de la consommation de steaks, les aideront peut-être à mieux tenir leurs bonnes résolutions. 

Ces études, réalisées par les scientifiques de l’Université d’Oxford et de l’Université du Minnesota, visaient à évaluer l’impact médical et environnemental d’une portion de viande supplémentaire par jour.

50 grammes de viande coûtent très cher

Elles concluent qu’en dégustant chaque jour une portion de 50 g de viande rouge transformée (2 tranches de bacon, par exemple), un adulte occidental moyen augmente ses risques de mortalité de 41%.

Au plan environnemental, les résultats sont tout aussi saisissants. Ainsi, la consommation de 50 grammes de viande à la place d’une portion d’une portion de 100 grammes de légumes multiplie par 20 les émissions de gaz à effet de serre et par 100 l’utilisation du sol. Si l’on fait la moyenne de tous les indicateurs écologiques utilisés par les auteurs, la viande rouge était près de 35 fois plus nuisible que la part de légumes verts.

Toutefois, il faut également souligner qu’une personne qui déciderait de devenir végétarienne ne pourrait pas se rassasier en remplaçant une portion de 50 grammes de viande par une ration de 100 grammes de légumes. Pour y parvenir, elle devrait manger une proportion bien plus importante de végétaux.

Les nouvelles vertus des légumes

Des chercheurs se sont penchés sur l’impact de ce passage. Ils ont compilé les données de consommation et de commerce de 140 pays pour déterminer l’alimentation la moins néfaste pour la planète que les populations pourraient  adopter, et en ont déduit plusieurs régimes alimentaires possibles. Ceux-ci devaient permettre à ces populations de satisfaire leurs besoins énergétiques et alimentaires journaliers

Là aussi, Ils ont constaté que le renoncement à la viande avait un impact très positif. Par exemple, un Américain consommant habituellement 2300 calories qui cesse de manger de la viande réduit de 30 % ses émissions de gaz à effet de serre liées à son alimentation. Et s’il veut aller encore plus loin dans ses efforts, il peut aussi renoncer aux produits laitiers.

Les chercheurs concluent que la meilleure formule est celle des “flexitariens”, c’est à dire, d’opter pour des menus végétaliens pour ⅔ des repas, et de ne consommer des produits d’origine animale que de temps en temps. On réduit ainsi près de 60 %  de son empreinte carbone. Sans surprise, les vegans parviennent à un score encore supérieur, avec une réduction de 85% des gaz à effet de serre issus de leur alimentation.