Principaux renseignements
- Les banques centrales suspendent temporairement leurs achats d’or en raison de la récente volatilité des prix.
- L’or reste attractif pour les banques centrales en tant que valeur refuge contre les risques géopolitiques et financiers.
- La demande continue des banques centrales, qui dépasse la production minière, devrait stimuler la croissance à long terme du prix de l’or.
La hausse remarquable du prix de l’or ces dernières semaines a temporairement ralenti ses achats par les banques centrales. Les banques centrales sont traditionnellement l’un des principaux acheteurs de ce métal précieux. Selon les analystes de Goldman Sachs, les banques centrales restent intéressées par l’or en tant que valeur refuge. Elles attendent toutefois que les prix se stabilisent avant de procéder à des achats importants.
Hésitation
Ces hésitations sont dues à la volatilité accrue du marché de l’or. Celle-ci est alimentée par la forte demande du secteur privé, notamment via des options d’achat sur l’or qui amplifient les fluctuations de prix. Les banques centrales des marchés émergents restent optimistes quant aux perspectives à long terme de l’or. Elles sont toutefois devenues plus prudentes dans leurs achats en raison des fortes fluctuations de prix.
Malgré le ralentissement récent, les banques centrales continuent d’acheter beaucoup d’or. Les données du World Gold Council montrent que les banques centrales ont acheté environ 1 000 tonnes d’or net en 2023 et 2024. En 2025, ce chiffre est tombé à environ 900 tonnes, mais les prix moyens étaient plus élevés que les deux années précédentes.
Les facteurs fondamentaux
Selon les analystes de Goldman Sachs, les facteurs fondamentaux qui sous-tendent l’or restent intacts. Après le gel des réserves de devises étrangères de la Russie, les banques centrales ont réévalué leur dépendance vis-à-vis des actifs en dollars. Elles se sont mises en quête d’autres moyens de préserver la valeur, tels que l’or.
Elles partent du principe que la volatilité des prix va diminuer et que les achats d’or par les banques centrales vont reprendre. Cela suppose que la demande de diversification du secteur privé n’augmente pas davantage. Combiné à une augmentation potentielle de la demande des investisseurs privés qui anticipent des baisses de taux d’intérêt par la Réserve fédérale, cela pourrait faire grimper le prix de l’or à 5 400 dollars l’once d’ici la fin 2026.
Volatilité
Si la demande de diversification du secteur privé augmente fortement, sous l’effet des inquiétudes liées aux risques fiscaux dans les économies occidentales, la volatilité pourrait persister. Cela pourrait tempérer les achats des banques centrales à court terme, même si les prix augmentent.
David Miller, directeur des investissements chez Catalyst Funds, prévoit une forte demande d’or à long terme de la part des gouvernements et des institutions officielles. Selon lui, certains investisseurs privés ont vendu leurs réserves d’or afin de profiter de la hausse des prix. Ces ventes n’ont toutefois pas été suffisantes pour compenser les achats nets importants effectués par les banques centrales.
Miller affirme que les achats des banques centrales continueront probablement à dépasser la production minière. Étant donné qu’ils ne peuvent être augmentés à court terme. Selon lui, nous nous dirigeons vers une tendance haussière soutenue des prix de l’or, même si celle-ci s’accompagnera d’une plus grande volatilité. (ev)(fc)
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