Principaux renseignements
- Un incendie dévastateur sur l’USS Gerald R. Ford a contraint 600 membres d’équipage à être évacués et a perturbé les opérations de combat.
- La défaillance des systèmes d’extinction automatiques a contraint les marins à lutter manuellement contre les flammes pendant 30 heures.
- Les élus du Congrès américain exigent désormais plus de transparence concernant l’enquête de la marine sur cette catastrophe, qui accuse un retard.
Une enquête est en cours pour examiner l’incendie dévastateur qui a frappé l’USS Gerald R. Ford, un porte-avions à propulsion nucléaire, afin d’en déterminer la cause et d’évaluer si cette catastrophe aurait pu être évitée.
L’incident s’est produit le 12 mars 2026, alors que le navire était déployé en mer Rouge dans le cadre de l’opération « Epic Fury ». Bien que la Marine ait initialement qualifié l’incendie d’incident mineur, non lié au combat, qui a été rapidement maîtrisé sans affecter les systèmes de propulsion du navire, des révélations ultérieures indiquent que les dégâts étaient bien plus importants.
200 blessés
L’incendie a pris naissance dans les locaux de blanchisserie situés à l’arrière et s’est rapidement propagé aux quartiers adjacents, forçant environ 600 membres d’équipage à se mettre à l’abri.
Alors que les premiers rapports officiels ne faisaient état que de deux blessés dont le pronostic vital n’était pas engagé, des informations ultérieures révèlent que plus de 200 membres d’équipage ont dû recevoir des soins médicaux pour inhalation de fumée. Un membre d’équipage a dû être évacué pour raisons médicales, et d’autres ont été soignés pour des coupures.
Dégâts importants
Les dégâts étaient si importants que plus de 100 couchettes ont été détruites, obligeant la Marine à transférer 1 000 matelas depuis l’USS John F. Kennedy afin d’assurer un hébergement de base aux marins déplacés. De plus, des milliers de vêtements ont dû être fournis, car les capacités de blanchisserie du navire étaient hors service.
Une catastrophe plus grave a été évitée de justesse
Les éléments disponibles indiquent que la crise a duré 30 heures avant que les flammes ne soient complètement éteintes et que la zone ne soit sécurisée. Des images divulguées montrent des espaces de vie calcinés, avec du métal fondu et des câbles électriques à nu, ce qui soulève de sérieuses inquiétudes quant à l’infrastructure de sécurité du navire.
Bien qu’il s’agisse d’un porte-avions à la pointe de la technologie, les rapports d’un haut responsable et d’un membre d’équipage suggèrent que les systèmes automatiques d’extinction d’incendie ne se sont pas déclenchés comme prévu. Un marin a qualifié cet événement de lutte pour la survie, soulignant que la catastrophe aurait pu être bien pire sans l’intervention manuelle rapide de l’équipage.
Perturbations opérationnelles
L’amiral Daryl Caudle, chef des opérations navales, a par la suite admis que l’incendie avait été « important », tout en saluant le courage de l’équipage qui a remis le navire en état de fonctionnement en quelques jours.
Malgré cela, l’incendie a entraîné la suspension des vols de combat pendant deux jours, alors que des frappes étaient en cours contre l’Iran.
Enquête gouvernementale
Six mois après l’incident, la Marine n’a toujours pas publié de rapport d’enquête définitif, ce qui suscite un examen minutieux de la part du gouvernement américain. Les sénateurs Patty Murray et Chris Coons ont officiellement demandé au Pentagone un calendrier indiquant quand les commissions de défense du Congrès recevront l’intégralité des conclusions.
Actuellement, l’USS Gerald R. Ford est amarré au chantier naval de Norfolk pour un programme combinant maintenance programmée et réparations importantes suite à l’incendie, avec un retour au service actif prévu dans six mois. (fc)
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