Principaux renseignements
- L’économie britannique a progressé de 0,1 pour cent en mai.
- Grâce à la croissance du secteur des services, le PIB a augmenté de 0,7 pour cent au cours de ce trimestre.
- L’instabilité au Moyen-Orient menace la stabilité budgétaire future.
Les dernières statistiques publiées par l’Office national des statistiques révèlent que l’économie britannique a progressé de 0,1 pour cent en mai. Alors que le secteur des services a fourni l’élan nécessaire à cette croissance, les secteurs de la construction et de la production industrielle ont tous deux connu des baisses tout au long du mois.
Le secteur des services reste le moteur de la croissance économique
Au cours du trimestre clos en mai, l’économie a progressé de 0,7 pour cent. Cela représente un léger ralentissement par rapport aux trois mois précédents, pour lesquels la croissance avait été révisée à la hausse à 0,8 pour cent.
Liz McKeown, responsable des statistiques économiques à l’ONS, a noté que, bien que la trajectoire globale sur trois mois soit restée solide, la croissance avait ralenti au cours des deux derniers mois. Elle a souligné que le secteur pharmaceutique, ainsi que la publicité et la programmation informatique, avaient été les principaux moteurs de l’expansion tirée par les services.
Le FMI revoit à la hausse ses prévisions de croissance
Les données économiques suggèrent un certain niveau de stabilité malgré les pressions financières causées par les conflits au Moyen-Orient, impliquant notamment l’Iran, qui ont influencé les prix de l’énergie.
Cette résilience a conduit le Fonds monétaire international (FMI) à relever ses prévisions de croissance annuelle du PIB pour le Royaume-Uni à 1 pour cent, soit une hausse de 0,2 point de pourcentage par rapport à ses estimations d’avril.
La marge budgétaire sous pression en raison des incertitudes géopolitiques
Néanmoins, l’avenir de l’économie britannique est assombri par la volatilité. La reprise des hostilités au Moyen-Orient a provoqué une flambée des prix du pétrole, créant un contexte difficile pour la nouvelle direction politique.
De plus, la Resolution Foundation met en garde contre le fait que la réserve budgétaire de 23,6 milliards de livres sterling (27,8 milliards d’euros) mise en place par la ministre des Finances, Rachel Reeves, pourrait être considérablement réduite, plus de la moitié de cette marge de manœuvre risquant d’être anéantie par les répercussions économiques de la guerre.
(at)
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