Le vin mousseux russe conquiert le marché intérieur : sa part de marché atteint 72 pour cent


Principaux renseignements

  • La part de marché du vin mousseux russe a atteint plus de 72 pour cent.
  • Le soutien du gouvernement aux vins « patriotiques », combiné à des règles plus strictes sur les spiritueux, a stimulé la consommation de vin mousseux.
  • La hausse des tarifs et les tensions géopolitiques stimulent encore la demande de vin mousseux produit localement, plaçant ainsi les producteurs russes de vin dans une position de croissance favorable.

La part de marché du vin mousseux russe est passée à plus de 72 pour cent, ce qui marque un changement important dans les préférences des consommateurs.

Consommation intérieure de vin

Cette croissance peut être attribuée à plusieurs facteurs, notamment l’augmentation du coût et la réduction de la disponibilité des alcools importés en raison des sanctions, des droits de douane et de la faiblesse du rouble. De nombreux Russes se sont tournés vers des alternatives nationales plus abordables, comme le vin et la bière.

En outre, le soutien du gouvernement aux vins « patriotiques » et les réglementations plus strictes sur les alcools forts ont encouragé la consommation de boissons moins alcoolisées comme le vin mousseux. La production nationale a également connu une augmentation notable, de 8,6 pour cent d’une année sur l’autre. Les viticulteurs russes ont produit 146 millions de litres de vin mousseux entre janvier et octobre 2025, introduisant 60 nouvelles variétés au cours de cette période.

Diversification

La disponibilité du vin mousseux a été étendue à des formats autres que la bouteille traditionnelle, comprenant désormais également des magnums, des bouteilles plus petites et même des canettes en aluminium. Cette diversification permet de répondre à un éventail plus large de préférences et d’occasions pour les consommateurs.

L’industrie viticole russe a connu une croissance substantielle depuis 2014, lorsque les sanctions ont incité à développer la production nationale et à réduire la dépendance à l’égard des importations. La législation exigeant que les vins mousseux en vrac importés soient étiquetés comme « boissons à base de vin » a encore stimulé la demande pour des alternatives produites localement.

Expansion régionale

Les principales régions viticoles du pays, notamment Krasnodar, la Crimée, Rostov et le Daghestan, ont vu leur vignoble se développer grâce aux subventions gouvernementales et au soutien apporté au secteur. Le vin mousseux occupe depuis longtemps une place particulière dans les célébrations russes, notamment lors des fêtes de fin d’année, ce qui a entraîné une forte augmentation des ventes au mois de décembre.

Impact des droits de douane

Les droits d’importation sur les vins étrangers ont également augmenté, rendant les produits nationaux plus compétitifs. Bien que les vins mousseux ne représentent qu’une part relativement faible des importations totales de vin, leur part de marché ne cesse d’augmenter.

La préférence pour les vins nationaux est encore renforcée par l’augmentation des droits de douane et la baisse des expéditions de champagne en provenance de pays « hostiles ». La Russie a augmenté les droits de douane sur les vins en provenance des pays de l’UE et met en œuvre des augmentations des droits d’accise sur les vins mousseux, ce qui a un impact significatif sur les prix du Prosecco et du Champagne importés.

Nikolaev & Sons, un établissement vinicole de Krasnodar, illustre cette tendance. Spécialisée dans les vins mousseux Chardonnay et Pinot Noir produits selon la méthode traditionnelle, elle a vu ses ventes intérieures exploser à mesure que les sanctions encouragent les consommateurs à adopter les produits locaux. Bien que la reconnaissance internationale reste limitée en raison des tensions géopolitiques, Nikolaev & Sons a pour objectif de doubler sa production d’ici à 2032, rapporte Sky News. (uv)

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici!

Plus