Principaux renseignements
- Les compagnies aériennes du Moyen-Orient ont rétabli environ 82 pour cent de leur capacité de vol d’avant-guerre.
- L’apaisement diplomatique entre les États-Unis et l’Iran alimente ce rebond opérationnel.
- Les alertes de sécurité et les coûts du carburant continuent de menacer les bénéfices de l’aviation mondiale.
Les opérations aériennes au Moyen-Orient se redressent progressivement, le volume de vols se rapprochant des niveaux observés avant le déclenchement du conflit avec l’Iran. Alors que les frappes de missiles et de drones avaient auparavant contraint à la fermeture d’aéroports et au déroutement d’avions, les données récentes de Flightradar24 indiquent que les principaux transporteurs régionaux ont retrouvé environ 82 pour cent de leur capacité d’avant-guerre. Certaines compagnies aériennes, telles que Kuwait Airways et Gulf Air, ont déjà dépassé leurs niveaux de référence de février.
Reprise des principaux transporteurs
Les trois plus grands opérateurs – Etihad, Qatar Airways et Emirates – fonctionnent désormais à 90 pour cent ou presque de leurs niveaux antérieurs. Cela marque une reprise significative pour Etihad et Qatar Airways, dont la capacité avait chuté à entre 40 pour cent et 50 pour cent il y a seulement un mois. Emirates a maintenu une trajectoire plus stable grâce à des investissements substantiels visant à soutenir ses opérations.
Préoccupations persistantes en matière de sécurité
Les perspectives pour le secteur se sont améliorées à la suite d’un accord préliminaire entre les États-Unis et l’Iran visant à mettre fin aux hostilités. James Halstead, d’Aviation Strategy, suggère qu’une réouverture complète de l’espace aérien régional permettrait à les transporteurs de retrouver leur pleine capacité opérationnelle.
Malgré les progrès, la sécurité reste une préoccupation majeure. Les précédentes attaques de drones ont nécessité des déroutements de vols et la restriction du trafic à quelques couloirs sécurisés. Alors que l’Australie a récemment assoupli ses avertissements aux voyageurs concernant plusieurs pays du Moyen-Orient, l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) maintient sa position prudente. L’AESA a déclaré qu’il était actuellement trop tôt pour déterminer si la désescalade actuelle conduirait à une diminution permanente des risques aériens.
Investissements
La reprise du trafic aérien est vitale pour les États du Golfe, qui ont massivement investi dans le tourisme, les aéroports et l’hôtellerie de luxe afin de s’imposer comme des plaques tournantes mondiales du transport aérien. Pour encourager le retour des passagers, Emirates met l’accent sur la sécurité et la fiabilité, tandis qu’Etihad offre une assurance médicale gratuite aux visiteurs d’Abou Dhabi pour le second semestre.
Les taux de reprise actuels varient d’une partie de la région à l’autre : Gulf Air et Etihad affichent 93 pour cent, tandis que Qatar Airways et Kuwait Airways se situent autour de 86 à 87 pour cent. Les compagnies low-cost comme Air Arabia et Flydubai ont connu une reprise plus lente, avec respectivement 75 pour cent et 57 pour cent.
(at)
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