La proposition de Paul Magnette pour les voitures de société

Paul Magnette. – Isopix

Dans les notes remises par l’informateur royal, Paul Magnette (PS), aux différents partis prenant part aux discussions fédérales, figure un volet consacré aux voitures de société, peut-on lire ce mardi dans L’Echo.

Le document en question envisage une évolution de ces véhicules vers le ‘zéro émission’. D’ici 2023 ou 2024, l’avantage fiscal des nouveaux contrats de voiture de société ne serait plus accordé que pour des véhicules ‘propres’. Les contrats de leasing seraient progressivement limités aux voitures les moins polluantes au cours de la législature.

Très concrètement, cela signifierait la fin des ‘voitures salaires’ à moteur thermique.

Open Vld et CD&V avaient déjà émis des propositions allant dans ce sens par le passé. Le fait que Paul Magnette s’en soit inspiré constitue un signe de la volonté de l’informateur royal de s’attirer les bonnes grâces des deux partis flamands, au détriment de la N-VA.

Une revalorisation du budget mobilité, afin d’encourager les alternatives à la voiture, figure également dans la proposition.

Selon les statistiques de la Febiac, le nombre de voitures de société avoisine les 650.000 unités en Belgique, dont 400.000 en leasing, sur un total de 5,7 millions de voitures en circulation.

Un chapitre ‘asile et migration

Par ailleurs, Paul Magnette explore un autre axe dans sa mission d’information: l’asile et la migration.

‘Les autorités publiques doivent mener un débat ouvert sur la migration, de manière objective et dans le respect des droits de l’homme’, écrit l’informateur royal dans un document daté du 14 novembre et relayé par De Morgen, ce mardi.

Le texte plaide notamment pour une modernisation des procédures de migration économique afin de les adapter aux réalités du marché de l’emploi, un durcissement des règles relatives au regroupement familial et la possibilité d’un statut de réfugié temporaire qui expirerait à la fin d’un conflit donné.

Par contre, le texte de Paul Magnette exclut la détention de familles avec enfants mineurs dans des centres fermés.