Principaux renseignements
- Le projet du président Trump d’ajouter une salle de bal de 400 millions de dollars à la Maison Blanche se heurte à une opposition publique écrasante.
- Les détracteurs condamnent le design doré de la salle de bal, qu’ils jugent à la fois inesthétique et symbole d’une richesse excessive.
- Malgré les contestations juridiques et l’absence d’approbation du Congrès, le projet se poursuit avec le soutien des commissions d’examen composées d’alliés de Trump.
Le projet du président Trump d’ajouter une salle de bal à 400 millions de dollars (378,42 millions d’euros) à la Maison-Blanche suscite l’indignation du public. Des milliers de commentaires soumis à la National Capital Planning Commission condamnent massivement ce projet. Plus de 98 pour cent des intervenants expriment en effet leur désapprobation.
Critiques
Des critiques considèrent le projet, une salle de bal dorée de 2 044 mètres carrés intégrée à une nouvelle colonnade dans l’aile Est, comme un symbole de richesse extrême. Un commentateur décrit d’ailleurs cette réalisation comme une « vision fasciste du classicisme ». Un autre regrette en revanche que cela « puisse ruiner le patrimoine historique du peuple américain ».
Même le membre républicain du Congrès Michael Turner, coprésident du groupe parlementaire pour la préservation du patrimoine historique, exprime son inquiétude face à la démolition de l’aile Est. Il qualifie à ce propos les images de « très troublantes » pour les Américains qui valorisent la conservation historique. Malgré l’avalanche de réactions négatives, un rapport du personnel préconise de poursuivre la rénovation. Ce document a été préparé pour la commission, laquelle est présidée par un ancien avocat personnel du président.
Des questions sur le financement
La Commission des Beaux-Arts des États-Unis a approuvé le projet le mois dernier. Cette commission se compose des alliés de Trump qui ont donné leur feu vert malgré la forte opposition du public et l’absence d’un projet définitif. Récemment, un juge fédéral a rejeté la demande d’arrêt des travaux formulée par une organisation de protection du patrimoine. La National Trust for Historic Preservation a donc déposé un recours modifié le week-end dernier.
L’organisation affirme que l’administration Trump a violé la législation fédérale. La construction a en effet débuté sans l’approbation requise des commissions d’urbanisme et du Congrès. Par ailleurs, le financement privé du projet suscite des interrogations. L’argent provient d’anciens donateurs de la campagne et de l’investiture de Trump, dont des entreprises technologiques de premier plan. L’avenir du projet reste incertain, car la National Capital Planning Commission s’apprête à voter ce jeudi.
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