Le Parti travailliste britannique insiste sur la législation relative à la sécurité en ligne


Principaux renseignements

  • Le Parti travailliste propose d’accélérer la modification de la législation sur la sécurité en ligne afin de lutter contre les nouveaux dangers liés aux technologies.
  • Les détracteurs s’inquiètent du contournement du contrôle parlementaire et de l’utilisation abusive potentielle des pouvoirs ministériels élargis.
  • L’absence de législation complète sur l’IA suscite un débat sur la réglementation sectorielle par opposition à un cadre plus large.

Le gouvernement britannique propose des changements radicaux à la réglementation en matière de sécurité en ligne, dans le but d’agir rapidement face aux progrès rapides de la technologie et aux dangers qui y sont associés.

Approche législative plus rapide

Le parti travailliste, dirigé par le Premier ministre Keir Starmer, s’engage à adopter une approche législative plus rapide que le précédent gouvernement conservateur. Il souhaite répondre aux préoccupations soulevées par des incidents tels que la diffusion d’images de nudité deepfake sur la plateforme X d’Elon Musk.

Pour atteindre cet objectif, le Parti travailliste a présenté deux amendements législatifs. Ceux-ci confèrent aux ministres des pouvoirs considérables pour modifier la législation existante en matière de sécurité en ligne sans contrôle parlementaire complet. Cette approche est présentée comme nécessaire pour lutter contre les dangers en ligne. Il s’agit principalement de ceux liés à l’IA. Elle a également suscité l’inquiétude des défenseurs des droits numériques et des libertés civiles.

Préoccupations concernant la rapidité par rapport à la politique

Les détracteurs affirment que le Parti travailliste privilégie la rapidité à une politique mûrement réfléchie, notamment en ce qui concerne la proposition d’interdiction des réseaux sociaux pour les utilisateurs de moins de 16 ans. Les amendements sont appelés « clauses Henry VIII ». Elles permettent aux ministres de contourner le Parlement et d’introduire des modifications par le biais d’instruments juridiques.

Cette méthode, bien qu’elle ne soit pas entièrement nouvelle, soulève des inquiétudes quant à une éventuelle utilisation abusive par de futurs gouvernements ayant des programmes différents. Les détracteurs soulignent le risque de réglementations disproportionnées et la violation potentielle des droits fondamentaux tels que la vie privée et la liberté d’expression.

Réglementation secteur par secteur

Des critiques visent également l’absence de législation primaire complète sur l’IA et le choix d’une réglementation secteur par secteur. Les critiques estiment que cette approche permet d’éviter les débats nécessaires et l’élaboration d’un cadre global. Cela impliquerait une législation primaire.

Le Parti travailliste devrait faire adopter ses amendements à la Chambre des communes grâce à sa majorité, mais la Chambre des lords pourrait leur opposer une résistance plus forte. Le sort final de ces amendements et leur impact sur le paysage en ligne restent à déterminer.

(jw)(fc)

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