Le pari à un milliard d’euros d’Emmanuel Macron: faire de la France une championne de la technologie quantique

Emmanuel Macron. – EPA

Le président français Emmanuel Macron a dévoilé ce jeudi un plan d’investissement public-privé de 1,8 milliard d’euros dans la technologie quantique. Son ambition: placer la France dans le top 3 mondial dans ce domaine d’avenir.

‘Avec cet engagement public-privé de 1,8 milliard d’euros’ sur cinq ans, ‘dont un milliard d’euros venant directement de l’Etat’, la France se dote de la ‘clé pour être au moins parmi les trois premiers mondiaux’, sans exclure même ‘une ambition plus forte’, a annoncé ce jeudi Emmanuel Macron, dont les propos sont rapportés par Le Monde et l’AFP. Le président de la République a fait part de ce projet en marge d’une visite au Centre de nanosciences et de nanotechnologies du plateau de Saclay, un des hauts lieux de la recherche scientifique en France.

Ce plan quantique devrait faire passer les investissements publics dans ce domaine de 60 millions d’euros par an à 200 millions par an, faisant ainsi de la France le troisième pays à consacrer le plus d’argent à cette technologie d’avenir, derrière la Chine et les Etats-Unis. En plus des 1,05 milliard d’euros de l’Etat français, 200 millions d’euros proviendront de l’UE et environ 550 millions du secteur privé.

Vers ‘un exploit scientifique majeur’?

‘Nous avons besoin de garder nos talents, et de garder aussi certaines technologies pour ne pas dépendre en particulier des deux grandes puissances internationales qui nous concurrencent’, a encore déclaré le président français.

Selon Emmanuel Macron, la France aura ainsi une chance de devenir ‘le premier Etat à se doter d’un prototype complet d’ordinateur quantique généraliste (…) un exploit scientifique majeur’.

Les technologies quantiques exploitent les propriétés particulières de la matière à l’échelle de l’infiniment petit (atome, photon, électron, etc.) Encore au stade expérimental, celles-ci ont toutefois le potentiel pour révolutionner les ordinateurs en permettant d’atteindre des vitesses de calcul infiniment plus grande que celles des meilleurs supercalculateurs d’aujourd’hui, avec à la clé de nombreuses applications industrielles.

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