Le directeur général de l’AIE prévient que la crise énergétique mondiale pourrait perdurer jusqu’en 2027


Principaux renseignements

  • Selon Fatih Birol, directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la crise énergétique mondiale devrait se poursuivre jusqu’en 2027.
  • L’instabilité géopolitique impose une refonte totale de la planification stratégique.
  • Birol affirme que l’électrification peut renforcer la résilience de l’approvisionnement énergétique.

Fatih Birol, directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), a averti que les turbulences énergétiques mondiales actuelles devraient perdurer jusqu’en 2027. Lors d’un discours prononcé par visioconférence à l’occasion du sommet « Investment Summit Towards COP31 » à Istanbul, il a fait remarquer que les tendances géopolitiques actuelles et les stratégies énergétiques nationales laissaient peu d’espoir d’un retour à la stabilité d’ici l’année prochaine.

Même dans une perspective optimiste, Birol affirme ne voir aucun signe convaincant indiquant que la situation se normalisera prochainement. Cela signifie que, en 2027, le monde pourrait encore être occupé à se remettre des conséquences de la crise, à condition qu’aucun nouveau choc ne survienne.

Parallèles historiques

Le directeur de l’AIE a souligné que l’instabilité dans le détroit d’Ormuz a des répercussions sur l’approvisionnement énergétique, l’agriculture et l’économie. Ces évolutions obligent les investisseurs et les décideurs politiques à revoir leur planification stratégique.

Il a comparé la situation actuelle aux chocs énergétiques des années 1970, qui ont servi de catalyseurs pour améliorer le rendement énergétique des véhicules et développer l’énergie nucléaire.

Importance de la COP31

Birol considère la COP31 comme un moment crucial pour la communauté internationale afin de transformer la crise actuelle en progrès concrets. Il a plaidé en faveur d’une augmentation de la part mondiale de l’électricité dans le mix énergétique total, pour la faire passer de 23 à 35 pour cent d’ici 2035.

Il a par ailleurs appelé les pays à s’engager en faveur de cet objectif lors de la conférence sur le climat qui se tiendra à Antalya.

L’électrification, fondement d’un approvisionnement énergétique résilient

Selon Birol, un engagement accru en faveur de l’électrification peut non seulement réduire les émissions de CO₂, mais aussi renforcer la résilience de l’approvisionnement énergétique. L’électrification peut ainsi constituer un objectif commun en cette période de fortes tensions internationales.

Il a conclu que le succès final de la COP31 serait évalué à l’aune du niveau de participation des gouvernements et de la conclusion d’un accord formel sur l’électrification. (lv)

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

Ajoutez fr.businessam.be en tant que source préférée sur Google
Plus