Le Congrès américain vote l’assignation de Pam Bondi dans l’enquête Epstein


Principaux renseignements

  • Une commission du Congrès a voté pour contraindre la procureure générale des États-Unis, Pam Bondi, à témoigner dans le cadre de l’enquête sur Jeffrey Epstein.
  • La commission estime que des preuves cruciales manquent et que le ministère de la Justice est impliqué dans une opération de dissimulation.
  • Les allégations visant des personnalités de premier plan, dont le président Donald Trump, alimentent davantage les soupçons autour de l’affaire Epstein.

Une commission du Congrès a voté en faveur d’un témoignage obligatoire de la ministre américaine de la Justice Pam Bondi. Cette audition porte sur l’enquête concernant Jeffrey Epstein. La députée républicaine Nancy Mace a présenté la motion visant à assigner Bondi à comparaître, accusant le ministère de la Justice de dissimulation.

Les appels à la transparence s’intensifient

La décision de la commission intervient alors qu’une pression croissante s’exerce sur l’ensemble du spectre politique pour divulguer tous les documents relatifs à l’enquête Epstein. La commission a déjà recueilli les témoignages de plusieurs personnalités de premier plan impliquées dans l’affaire. Nancy Mace critique ouvertement la gestion des dossiers par le ministère de la Justice et considère l’affaire comme l’un des plus grands camouflages de l’histoire américaine. Elle affirme que le réseau mondial de trafic sexuel d’Epstein dépasse largement les révélations actuelles.

Mace et quatre autres républicains s’associent aux membres démocrates de la commission de surveillance de la Chambre pour approuver l’assignation. Ils soutiennent que malgré la publication de trois millions de documents, la vérité complète reste dissimulée. Des preuves cruciales, notamment des vidéos, des enregistrements sonores et des journaux de bord, manqueraient à l’appel.

Les preuves manquantes alimentent les soupçons

Bien que le ministère de la Justice ait déjà publié des millions de documents, il en conserve encore des millions d’autres. L’administration n’a pas encore commenté la décision de la commission. En novembre dernier, le Congrès a adopté une législation obligeant le ministère à divulguer l’intégralité du matériel issu de ses enquêtes sur Epstein.

La diffusion de ces millions de documents suscite des critiques dans les deux camps. Les législateurs accusent en effet le ministère de ne pas avoir masqué les informations identifiant les victimes, tout en protégeant l’identité des non-victimes.

Allégations contre des personnalités de premier plan

Robert Garcia, principal démocrate de la commission de surveillance, accuse le ministère de la Justice de dissimuler des dossiers contenant des allégations d’abus sexuels contre le président Donald Trump. Garcia affirme avoir consulté personnellement ces documents non divulgués. Le ministère de la Justice rétorque qu’il n’a rien supprimé. Il précise avoir retenu uniquement des doublons, des pièces confidentielles ou des éléments liés à une enquête fédérale en cours.

La semaine dernière, l’ancien président Bill Clinton et l’ancienne secrétaire d’État Hillary Clinton ont témoigné devant la commission à la suite d’une assignation. Bien qu’aucun des deux ne fasse l’objet d’accusations de la part des victimes d’Epstein, la présence de Bill Clinton dans les dossiers, notamment sur des photos, suscite des questions critiques. Il convient toutefois de préciser que figurer dans les documents d’Epstein ne prouve en aucun cas une conduite répréhensible. (fc)

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