Le parti majoritaire cd&v a préparé un nouveau projet de loi visant à prolonger considérablement le congé de deuil accordé aux parents qui perdent un enfant. La députée Nahima Lanjri, qui avait déjà été à l’origine de l’extension de trois à dix jours, souhaite désormais doubler ce nombre pour le porter à vingt jours. La proposition vise à harmoniser tous les statuts et à améliorer la protection en cas de mortinatalité.
Principaux renseignements
- Le cd&v souhaite accorder vingt jours de congé de deuil aux parents qui perdent un enfant. Actuellement, ce congé n’est que de dix jours
- Les trois premiers jours doivent être pris entre le décès et les funérailles. Les autres jours peuvent être pris plus tard, au choix
- L’impact financier pour les employeurs resterait limité, car dans la pratique, les parents qui perdent un enfant prennent souvent un congé de maladie.
Jusqu’à récemment, la réglementation en Belgique était particulièrement stricte : les parents qui perdaient un enfant n’avaient légalement droit qu’à trois jours de congé. En 2021, sous l’impulsion du cd&v cette durée a été portée à dix jours. Bien que cela ait été un pas dans la bonne direction, la pratique montre que cette période est souvent insuffisante pour absorber le premier choc.
Selon Nahima Lanjri, qui a déposé cette proposition, la première semaine et demie est presque entièrement consacrée à des préoccupations pratiques. « La réalité est dure : dix jours suffisent à peine pour respirer, sans parler de faire son deuil », déclare la députée dans HLN. « Ce temps est consacré à l’organisation des funérailles, aux formalités administratives et à la recherche d’une solution d’accueil pour les frères et sœurs. »

