L’avocat de Carlos Ghosn réagit: ‘C’est une surprise totale. Je suis abasourdi’

L’ancien PDG de l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi a quitté le Japon pour se réfugier au Liban.

Nouveau rebondissement de taille dans l’affaire Carlos Ghosn. Le PDG de l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi a confirmé sa présence sur le territoire libanais, relayé par le journal libanais al-Joumhouriya.

Je n’ai pas fui la justice, je me suis libéré de l’injustice et de la persécution politique

Carlos Ghosn

Carlos Ghosn s’est exprimé par voie de communiqué : ‘Je suis à présent au Liban. Je ne suis plus l’otage d’un système judiciaire japonais partial où prévaut la présomption de culpabilité. Je n’ai pas fui la justice, je me suis libéré de l’injustice et de la persécution politique. Je peux enfin communiquer librement avec les médias, ce que je ferai dès la semaine prochaine’.

Assigné à résidence

Son avocat a déclaré être totalement surpris et abasourdi à l’annonce de la nouvelle. Carlos Ghosn est en effet sous le coup de quatre accusations par la justice japonaise : deux pour des revenus différés non déclarés aux autorités boursières par Nissan (qui est aussi poursuivi sur ce volet), et deux autres pour abus de confiance aggravé. Il était assigné à résidence, ne pouvait pas quitter le territoire japonais et ses visas étaient gardés par ses avocats.

‘C’est une surprise totale. Je suis abasourdi’

Junichiro Hironaka, le principal avocat de Ghosn

À l’heure actuelle, les conditions de sa fuite restent obscures. L’avion qui l’a conduit à Beyrouth semble provenir de Turquie, selon le média libanais.

Ghosn, né au Brésil, détient la triple nationalité : brésilienne, libanaise et française. Le Liban et le Japon n’ont pas d’accord d’extradition. L’homme d’affaires ne devrait donc pas être inquiété par les autorités libanaises pour retourner au Japon.

Un complot de Nissan

Arrêté le 19 novembre 2018 à Tokyo, il a passé au total 130 jours en prison entre novembre 2018 et avril 2019, en cumulant garde à vue et détention provisoire.

Il dénonce un complot ourdi par Nissan. Ses avocats parlent d’inculpations ‘politiquement motivées depuis le début, fondamentalement biaisées’.

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