L’Allemagne semble avoir définitivement oublié Nord Stream 2 et plaide pour un nouveau gazoduc « avec des connexions vers l’Afrique »

Le chancelier Olaf Scholz a soutenu l’idée d’un nouveau gazoduc qui relierait l’Europe de l’Est à l’Espagne et au Portugal en passant par la France, avec des connexions vers l’Afrique du Nord.

Le chancelier allemand a évoqué cette idée avec les dirigeants de l’Espagne, du Portugal et de la France, ainsi qu’avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a-t-il déclaré ce mercredi, à l’occasion d’une conférence de presse de rentrée. Ce nouveau pipeline aurait le mérite « de nous aider à diversifier notre approvisionnement », que ce soit par les terminaux GNL de la péninsule ibérique ou via les connexions avec le nord de l’Afrique.

Il n’a fourni aucun détail complémentaire comme la durée d’une telle entreprise ou si sa demande avait été soutenue par ses homologues européens.

Mais il est d’ores et déjà certain que ce sera trop court pour cet hiver. L’Allemagne craint le pire, surtout pour ses industries, et se voit contrainte de rallumer les centrales au charbon pour compenser la perte de gaz russe.

Olaf Scholz a reconnu que son pays traversait « des moments critiques ». Il craint que l’inflation des prix de l’énergie plonge son pays dans la récession. C’est pourquoi son gouvernement a déjà mis sur la table un nouveau plan d’aide pour les foyers les plus en difficulté. Un plan qui ne devrait pas remettre en cause, dès l’année prochaine, l’assainissement des finances publiques et la réduction de la dette, une politique qui a toujours tenu à cœur à l’Allemagne.

Nord Stream

Nord Stream 1 ne fonctionne toujours qu’à 20% de ses capacités. La turbine bloquée en Allemagne n’a toujours pas trouvé sa destination en Russie. Quant au projet Nord Stream 2, il semble définitivement relégué aux oubliettes malgré les milliards d’euros engagés.

Il y a trois semaines, Vladimir est revenu à la charge, indiquant aux Européens que la solution à leur problème d’approvisionnement en gaz était toute trouvée : la mise en route de Nord Stream 2.

Impensable pour l’Allemagne, sous les yeux de ses partenaires européens. Olaf Scholz voit la solution ailleurs, à commencer par un terminal GNL – le premier du pays – qui devrait être achevé au début de l’année prochaine, selon le chancelier.

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