Principaux renseignements
- La Turquie et l’Irak sont en train de finaliser un accord visant à relancer les livraisons de pétrole brut via l’oléoduc de Ceyhan.
- La reprise de ces livraisons aide l’Irak à atteindre ses objectifs budgétaires et à accroître ses volumes d’exportation à l’échelle mondiale.
- HKN Energy s’associera à la North Oil Company pour augmenter la production du gisement de Hamrin.
Le ministre turc de l’Énergie, Alparslan Bayraktar, a annoncé jeudi que la Turquie et l’Irak étaient sur le point de finaliser un accord d’un an visant à maintenir les livraisons de pétrole brut via l’oléoduc de Ceyhan. Bayraktar a indiqué que le contrat devrait être signé prochainement.
Litiges juridiques concernant l’oléoduc
Cet oléoduc de 970 km, qui relie Ceyhan, sur la côte méditerranéenne, à Kirkouk, constitue un axe principal pour le transport du pétrole provenant de la North Oil Company et de la région du Kurdistan.
Son exploitation a été suspendue en mars 2023 à la suite d’une décision de justice obligeant la Turquie à verser à l’Irak une indemnité de 1,3 milliard d’euros pour des exportations non déclarées effectuées entre 2014 et 2018. Cette interruption a privé l’offre mondiale de jusqu’à 500 000 barils par jour, contraignant l’Irak soit à stocker son pétrole, soit à l’acheminer par camion.
Une nécessité économique pour l’Irak
Le rétablissement de ces flux est vital pour que l’Irak atteigne ses objectifs budgétaires fédéraux et augmente le volume total de ses exportations. Les responsables ont souligné que l’accord à venir doit établir des protocoles techniques pour la reprise du transport et résoudre les désaccords financiers restants.
L’urgence est accentuée par le fait que l’accord actuel expire à la fin de ce mois. Historiquement, l’oléoduc a toujours été la pierre angulaire de la stratégie irakienne visant à accroître la production et à diversifier ses voies d’accès aux marchés internationaux, en particulier après que l’instabilité liée à la guerre a fait chuter la production de 4,3 millions à 1,4 million de barils par jour en mai.
Augmentation de la production à Hamrin
Par ailleurs, la North Oil Company irakienne a conclu un accord avec la société américaine HKN Energy en vue de développer le gisement pétrolier de Hamrin. Ce projet vise une production maximale de 140 000 barils par jour et de 40 millions de pieds cubes standard de gaz par jour, ce qui représente une augmentation significative par rapport à la moyenne précédente, sous gestion publique, qui se situait entre 20 000 et 25 000 barils environ.
Ce partenariat marque la deuxième tentative de HKN Energy de s’implanter dans le nord de l’Irak. Une précédente initiative visant à développer le gisement de gaz de Miran par le biais d’une coentreprise avec le gouvernement régional du Kurdistan avait été bloquée par Bagdad. Le ministère irakien du Pétrole avait annulé cet accord spécifique, affirmant que tous les contrats énergétiques devaient être gérés par le gouvernement fédéral plutôt que par les autorités régionales.
(at)
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