Principaux renseignements
- Les techniques de stimulation cérébrale semblent pouvoir influencer les réactions sociales et émotionnelles des individus.
- Certains types spécifiques de stimulation cérébrale « excitante » entraînent de modestes améliorations de l’empathie et de la compréhension émotionnelle.
- Des recherches supplémentaires sont nécessaires sur les individus diagnostiqués comme psychopathes afin de comprendre l’efficacité de la stimulation cérébrale en tant qu’option thérapeutique.
La psychopathie se caractérise par un comportement antisocial persistant et un manque d’empathie, de culpabilité et d’intérêt pour les autres. Les thérapies traditionnelles ont du mal à traiter efficacement ces déficits émotionnels fondamentaux. Les chercheurs étudient actuellement si le fait de cibler les différences d’activité cérébrale observées chez les individus présentant des traits psychopathiques pourrait offrir de nouvelles pistes de traitement.
Différences dans l’activité cérébrale
Les études d’imagerie cérébrale révèlent des schémas d’activité inhabituels dans les régions associées aux émotions et à la prise de décision chez les personnes présentant des traits psychopathiques. Ces zones comprennent celles qui interviennent dans la reconnaissance de la peur, la compréhension de la douleur d’autrui et la régulation du comportement.
Cela a conduit les scientifiques à étudier des techniques de stimulation cérébrale non invasives, telles que la stimulation magnétique transcrânienne (TMS) et la stimulation transcrânienne à courant continu (tDCS), qui utilisent des aimants ou de faibles courants électriques appliqués sur le cuir chevelu pour moduler l’activité cérébrale.
Techniques de stimulation
Une étude récente a analysé 64 expériences portant sur 122 effets mesurés afin de déterminer si ces techniques de stimulation cérébrale pouvaient influencer les traits psychopathiques. La plupart des études portaient sur des adultes en bonne santé, et non sur des personnes diagnostiquées comme psychopathes.
Les participants ont effectué des tâches et répondu à des questionnaires mesurant l’empathie, les réponses émotionnelles et le comportement avant et après la stimulation. Les résultats combinés ont montré que certains types de stimulation cérébrale « excitante », conçus pour augmenter l’activité dans des zones spécifiques du cerveau, entraînaient de modestes améliorations des réponses sociales et émotionnelles.
Recherches limitées sur les individus psychopathes
Cependant, l’étude a mis en évidence une limitation cruciale : une seule étude a spécifiquement examiné des individus psychopathes, et elle n’a constaté aucun effet. Les chercheurs mettent en garde contre la généralisation de ces résultats en raison de l’insuffisance des recherches sur les populations concernées. Ils soulignent que les personnes présentant des traits psychopathiques peuvent avoir des profils neurobiologiques distincts de ceux qui n’en présentent pas, ce qui peut entraîner des réponses potentiellement différentes à la stimulation cérébrale.
Si les résultats offrent des preuves préliminaires prometteuses que les traits émotionnels peuvent être influencés par la stimulation cérébrale, il est essentiel de poursuivre les recherches, en particulier les études axées sur les personnes diagnostiquées comme psychopathes.
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