La Russie désigne la Pologne comme prochain pays à « dénazifier »

Un député russe a proféré de graves menaces à l’encontre de la Pologne. Le pays serait le prochain sur la liste des pays à « dénazifier » après que le Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, a qualifié l’impérialisme russe de « cancer ».

C’est Oleg Morozov, membre de la Douma (parlement russe, ndlr) et ancien chef de cabinet du président Vladimir Poutine, et désormais haut responsable du parti politique Russie Unie, qui a menacé la Pologne sur Telegram vendredi, rapporte Newsweek. Selon lui, les politiciens polonais ont eux-mêmes fait en sorte que la Pologne devienne la prochaine cible.

« Avec les déclarations selon lesquelles la Russie est un ‘cancer’ et que nous devons dédommager l’Ukraine, la Pologne nous encourage à la placer en première position sur la liste des pays « à dénazifier », après l’Ukraine », écrit Morozov.

Hitler et Staline

La cause des menaces de Morozov ? Les déclarations du président polonais Andrzej Duda et du premier ministre Mateusz Morawiecki, qui ont tous deux condamné avec force la Russie pour son invasion de l’Ukraine. M. Duda a suggéré que la Russie verse une compensation à l’Ukraine pour réparer les dégâts de la guerre.

Morawiecki a frappé encore plus fort. Il a qualifié Poutine de « plus dangereux qu’Adolf Hitler et Joseph Staline, car il dispose d’armes nucléaires et d’une énorme machine de propagande ». Mais il ne s’est pas arrêté là : dans une tribune publiée dans le quotidien britannique The Telegraph, le chef du gouvernement polonais a ensuite évoqué « les fantômes maudits du 20e siècle qui rendent la vie difficile à l’Ukraine », faisant référence à la Russie.

Il a comparé l’impérialisme russe, appelé Russkiy Mir, au fascisme d’Hitler et de Mussolini. Il l’a qualifié de « cancer qui a non seulement englouti la grande majorité de la société russe, mais constitue également une menace pour l’Europe. » Morawiecki a indiqué que la question n’était pas la dénazification, mais la « dépoutinisation ». « Si nous ne commençons pas cela immédiatement, nous perdrons non seulement l’Ukraine, mais aussi notre âme, notre liberté et notre souveraineté », a fait écho le Premier ministre.

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