Principaux renseignements
- La PDG Sophie Dutordoir exhorte les syndicats à négocier un pacte social garantissant des contrats solides pour les futurs employés de la SNCB.
- Les grèves fréquentes liées à la réforme des retraites et aux modifications contractuelles menacent la compétitivité de la SNCB à l’approche de la libéralisation du marché en 2032.
- Malgré les perturbations causées par les grèves, la SNCB affiche des progrès en matière de ponctualité, d’offre de services et de satisfaction client.
La PDG de la SNCB, Sophie Dutordoir, exprime chez VRT NWS sa frustration croissante face aux grèves fréquentes qui paralysent le réseau ferroviaire. Elle exhorte les syndicats à engager des négociations et à établir un pacte social garantissant des contrats solides pour les futurs employés.
La concurrence se profile
Avec la libéralisation du marché ferroviaire national prévue pour 2032, la SNCB est confrontée à une concurrence intense pour maintenir sa position actuelle. Depuis janvier de l’année dernière, la SNCB a subi 31 jours de grève, principalement en raison de l’opposition des travailleurs à la réforme des retraites et à la suppression des contrats à durée indéterminée pour les nouveaux embauchés.
Négociations au point mort
Malgré les accords précédemment conclus entre le ministre de la Mobilité et les syndicats, ceux-ci n’ont pas été ratifiés par les membres des syndicats. Le ministre a désormais suspendu les négociations et obtenu l’approbation du gouvernement pour sa proposition législative, signalant ainsi un changement dans le rapport de force. Dutordoir souligne la nécessité de passer des contrats à durée indéterminée à des contrats solides afin de préparer la SNCB à la libéralisation imminente du marché.
Elle reconnaît les défis que cette transition représente pour les employés, mais affirme que la situation actuelle est intenable pour les voyageurs, le gouvernement et la SNCB elle-même. Les grèves causent des désagréments aux passagers, pèsent sur les finances publiques investies dans le système ferroviaire et nuisent à la réputation et aux finances de l’entreprise. Dutordoir souligne les développements positifs au sein de la SNCB, notamment l’augmentation de l’offre de services, l’amélioration de l’accessibilité, l’acquisition de nouveaux trains, la croissance du nombre de passagers et les taux de satisfaction élevés des clients.
À la recherche d’un pacte social
Reconnaissant le caractère inévitable de la libéralisation du marché, Dutordoir appelle les syndicats à se joindre à elle pour élaborer un pacte social pour les employés embauchés après la mi-juin. Elle envisage ce pacte comme un accord solide qui reflète l’engagement de la SNCB en faveur de l’emploi durable, du développement de carrière et de conditions de travail attrayantes.
Malgré les perturbations causées par les grèves, la SNCB a réalisé des améliorations notables en matière de ponctualité, avec 91,7 pour cent des trains circulant à l’heure au cours de l’année écoulée, soit le taux le plus élevé depuis deux décennies. Cependant, Dutordoir reconnaît que l’annulation de plus de 45 000 trains représente une préoccupation importante, qui nécessite de nouvelles améliorations des infrastructures et une meilleure efficacité opérationnelle.
Naviguer dans la libéralisation
Pour l’avenir, Dutordoir prévoit que le processus de libéralisation posera des défis considérables au secteur ferroviaire. Elle souligne le rôle crucial du département fédéral de la mobilité dans la définition du contrat de service public, la coordination des opérateurs et la garantie d’une transition en douceur vers un marché concurrentiel. Dutordoir exprime sa détermination à obtenir l’intégralité du contrat de service public pour la SNCB, reconnaissant son importance tant pour l’entreprise que pour ses employés.
Elle souligne l’urgence d’investir dans la capacité du réseau afin de répondre à la demande croissante des passagers, citant l’exemple de la ligne Anvers-Bruxelles où les services internationaux ont entraîné une réduction de la fréquence des trains nationaux. Dutordoir reconnaît qu’il est impossible de répondre à toutes les préoccupations des passagers, mais réitère son engagement à progresser dans la limite des ressources disponibles.
Confiant dans sa capacité à diriger la SNCB à travers ces défis, elle souligne son dévouement jusqu’à la fin de son mandat en mars 2029. Reconnaissant la valeur des nouvelles perspectives et de l’énergie renouvelée, Dutordoir prévoit que les futures transitions à la tête de l’organisation apporteront de nouvelles idées et un nouveau dynamisme à celle-ci.
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