Principaux renseignements
- La Belgique va faire appel temporairement à des sociétés de sécurité privées pour remédier à la surpopulation carcérale et au manque de personnel.
- Cette « solution d’urgence » prévoit des fonctions administratives limitées, sans contact direct avec les détenus, pour un coût de 11 millions d’euros sur quatre ans.
- Les syndicats s’opposent fermement à cette mesure.
Pour remédier au problème de surpopulation dans les prisons belges, la ministre de la Justice Annelies Verlinden a décidé de faire appel temporairement à des sociétés de sécurité privées. Cette mesure vise à compléter les effectifs existants et à garantir que la nouvelle prison d’Anvers puisse fonctionner à pleine capacité malgré les difficultés de recrutement liées à un marché du travail tendu.
Solution d’urgenc
Mme Verlinden souligne que le recours à des partenaires privés sera limité en termes de portée et de durée. Ceux-ci se chargeront principalement de tâches administratives telles que l’accueil, sans qu’aucun contact direct avec les détenus ne soit prévu. Cette « solution d’urgence » concernera environ 30 postes répartis dans trois prisons, ce qui nécessitera un investissement de 11 millions d’euros sur quatre ans.
Critiques des syndicats
Cette décision a suscité une forte désapprobation de la part des syndicats. L’ACOD, un syndicat socialiste, a retiré sa confiance au ministre Verlinden, critiquant l’absence de consultation préalable concernant ce changement de politique. Il considère cette mesure comme inacceptable et révélatrice de l’incapacité du gouvernement à lutter efficacement contre la surpopulation carcérale.
L’ACOD fait valoir que le recours à la sécurité privée sape les structures existantes des services publics et soulève des inquiétudes quant à la rentabilité potentielle de cette mesure. Le syndicat craint que ce « projet pilote » initial ne soit étendu à d’autres prisons, créant ainsi un dangereux précédent.
Réponse de la ministre Verlinden
Mme Verlinden reconnaît les préoccupations des syndicats mais maintient son engagement à utiliser toutes les ressources disponibles. Elle estime qu’il serait irresponsable de retarder l’ouverture de la nouvelle prison d’Anvers en raison d’un manque de personnel et qu’un soutien privé temporaire est nécessaire pour garantir sa capacité opérationnelle. Elle espère rétablir la confiance avec les syndicats lors des prochaines discussions.
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