Principaux renseignements
- La génération Z donne la priorité à l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée et est favorable à une semaine de travail de quatre jours.
- Les experts recommandent de se concentrer sur l’accomplissement efficace des tâches plutôt que sur un nombre spécifique d’heures de travail.
- Une intensité soutenue est essentielle pour la productivité et le bien-être à long terme, un effort supplémentaire occasionnel étant acceptable pendant les périodes critiques.
Les experts du monde du travail ne s’accordent pas sur le nombre idéal d’heures de travail pour la génération Z. Certains suggèrent un dévouement extrême, comme le PDG de Cerebras, qui préconise de consacrer « chaque minute d’éveil » à la réussite. D’autres, comme Sergey Brin, cofondateur de Google, proposent une semaine de travail de 60 heures. Toutefois, les experts s’accordent à dire qu’une telle intensité n’est pas viable.
Nécessité d’un équilibre
Le défi consiste à trouver un équilibre entre l’ambition et le bien-être. Les jeunes professionnels se sentent souvent obligés de faire des heures supplémentaires pour démontrer leur engagement, ce qui fait écho aux anciennes pratiques de Wall Street, où les jeunes banquiers travaillaient régulièrement des semaines de 100 heures. La pandémie a toutefois modifié les perspectives, les employés accordant la priorité à leur santé mentale et plaidant en faveur d’un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée.
La génération Z, qui arrive sur le marché du travail avec une voix forte, souligne ce besoin, 80 pour cent d’entre elle étant favorable à une semaine de travail de quatre jours. Les experts reconnaissent que les premières étapes de la carrière nécessitent souvent des heures plus longues pour une croissance plus rapide, mais ils déconseillent de se fixer sur un « sweet spot » spécifique. Ils recommandent plutôt de se concentrer sur l’accomplissement efficace des tâches.
Intensité durable
Bien qu’il n’y ait pas de nombre magique d’heures de travail, les experts s’accordent à dire qu’une intensité soutenue nuit à la productivité et au bien-être. Il est compréhensible de fournir occasionnellement des efforts supplémentaires pendant les périodes critiques, mais s’y fier constamment mène à l’épuisement.
En fin de compte, la génération Z est confrontée à un dilemme : donner la priorité à l’avancement rapide de la carrière en travaillant de longues heures ou adopter une approche holistique valorisant le temps personnel et les limites. Les experts suggèrent de donner la priorité à l’apprentissage et à l’expérience au début de la carrière, en reconnaissant que cette étape implique souvent des niveaux d’énergie plus élevés et moins d’engagements externes. Ils soulignent toutefois l’importance d’aligner le travail sur les valeurs personnelles et de trouver un équilibre durable pour assurer le succès et le bien-être à long terme. (jv)
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