La Corée du Nord identifie un nouveau vecteur du coronavirus: les tracts de propagande venus du Sud…

Le chef d’Etat nord-coréen, Kim Jung-Un, supervisant les tests de missiles. (Korea News Service)

Les médias d’État nord-coréens ont mis en garde la population contre un ‘objet étrange volant dans le vent’. Dans le même temps, la police sud-coréenne a effectué une perquisition chez un militant qui a utilisé des ballons pour envoyer des centaines de milliers de tracts de propagande au nord de la frontière entre les deux Corée, une pratique désormais interdite.

‘Même lorsque nous tombons sur un objet étrange volant dans le vent, nous devons les considérer comme une voie possible de transmission du virus malveillant plutôt que comme un phénomène naturel’, aurait récemment mis en garde le journal d’État Rodong Sinmun, rapporte l’agence de presse sud-coréenne Yonhap.

Le même jour, la police de Seoul a perquisitionné le bureau du militant et transfuge nord-coréen Park Sang-hak, qui avait déclaré la semaine précédente que son organisation avait utilisé des ballons pour envoyer en Corée du Nord des centaines de milliers de tracts de propagande, 5.000 billets de 1 dollar et 500 livrets sur le développement économique dans le Sud.

Nouvelle loi controversée

Park Sang-hak est la première personne à faire l’objet d’une enquête depuis l’entrée en vigueur en mars dernier d’une nouvelle loi controversée qui interdit cette pratique.

‘Même si nous sommes condamnés à trois ans de prison ou même à 30 ans de prison, nous continuerons à envoyer des tracts anti-Nord pour faire connaître à nos compatriotes en haillons et affamés la vérité sur leur gouvernement autoritaire’, a déclaré Park Sang-hak dans une brève déclaration publiée après la descente de police et relayée par l’agence américaine Associated Press.

Les chantres de la nouvelle loi affirment qu’elle a été conçue pour éviter les provocations inutiles à l’égard du pouvoir nord-coréen, et ainsi promouvoir la sécurité des Sud-Coréens vivant dans les zones frontalières. Ses détracteurs estiment que la Corée du Sud sacrifie la liberté d’expression dans le seul but d’améliorer ses relations avec le Nord.

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