La Chine sanctionne un député japonais pour ses visites à Taïwan


Principaux renseignements

  • La Chine a sanctionné un député japonais pour s’être rendu à Taïwan, ce qui a exacerbé les tensions entre les deux pays.
  • Pékin considère Taïwan comme faisant partie de son territoire et condamne toute relation internationale avec cette nation insulaire.
  • Les sanctions montrent l’assertivité croissante de la Chine dans les affaires régionales et sa sensibilité à l’égard de Taiwan.

Un député japonais a été sanctionné par la Chine à la suite de ses visites à Taïwan. Cette mesure exacerbe les tensions entre Pékin et Tokyo, qui sont tendues depuis des mois sur la question de Taïwan.

La position de Pékin sur Taïwan

La crise diplomatique s’est intensifiée en novembre lorsque la Première ministre Sanae Takaichi a laissé entendre que le Japon pourrait intervenir militairement si la Chine tentait de s’emparer de Taïwan par la force. Pékin considère Taïwan comme une province séparatiste et n’a pas exclu de recourir à la force militaire pour la réunifier avec la Chine continentale. La Chine a toujours condamné toute forme de relation internationale avec Taïwan.

Keiji Furuya, membre du Parti libéral-démocrate au pouvoir et proche allié de Takaichi, se voit désormais interdire l’entrée en Chine continentale, à Hong Kong et à Macao. Le ministère chinois des Affaires étrangères l’a accusé de s’être rendu à plusieurs reprises à Taïwan malgré les vives objections de Pékin. Il a fait valoir que ses actions portaient gravement atteinte à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la Chine.

Des sanctions après une rencontre avec le président taïwanais

Ces sanctions font suite à la rencontre de Furuya avec le président taïwanais Lai Ching-te à Taipei au début du mois. Au cours de cette visite, le législateur de 73 ans a défendu les propos de Takaichi, affirmant qu’ils reflétaient la position de longue date du Japon sur Taïwan. Furuya a occupé par le passé des fonctions éminentes au sein du gouvernement japonais, notamment en tant que ministre.

À ce titre, il portait la responsabilité spécifique du dossier concernant les enlèvements de citoyens japonais par la Corée du Nord. Il a par ailleurs dirigé la Commission nationale de sécurité publique. Depuis les récentes déclarations de Takaichi sur Taïwan, la Chine réagit en exerçant une pression économique sur le Japon. La puissance voisine décourage en outre ses propres citoyens de se rendre dans l’archipel nippon. (fc)

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