Principaux renseignements
- Le Royaume-Uni qualifie d’infondée l’expulsion par la Russie d’un diplomate britannique pour espionnage.
- Les tensions diplomatiques entre les deux pays s’intensifient pendant l’enquête sur la flotte fantôme russe qui contourne les sanctions.
- Les services britanniques collaborent étroitement pour intercepter et arraisonner les navires russes suspects afin de mettre un terme au contournement des sanctions en mer.
Un diplomate britannique en poste à l’ambassade du Royaume-Uni à Moscou a reçu l’ordre de quitter la Russie dans un délai de deux semaines. Le FSB, la principale agence de renseignement russe, a accusé le diplomate de se livrer à des activités d’espionnage et à des activités préjudiciables à la sécurité nationale russe.
Allégations d’espionnage
Le FSB affirme que le diplomate a tenté d’obtenir des informations confidentielles sur l’économie russe lors de réunions informelles. Par ailleurs, l’agence russe l’accuse d’avoir fourni de fausses données d’identité. En réaction, le ministère britannique des Affaires étrangères rejette ces accusations qu’il qualifie d’infondées et de malveillantes. Cette expulsion fait ainsi suite à un incident similaire survenu plus tôt cette année. À cette occasion, la Russie avait déjà expulsé un autre diplomate britannique pour des activités de renseignement présumées.
Tensions diplomatiques dans un contexte de surveillance accrue de la « flotte fantôme »
Ces tensions diplomatiques coïncident avec une surveillance accrue de la « flotte fantôme » russe – un réseau de pétroliers vieillissants battant pavillon de complaisance pour contourner les sanctions occidentales imposées après l’invasion de l’Ukraine. Ces tensions diplomatiques surviennent parallèlement à une surveillance accrue de la flotte fantôme russe. Ce réseau de pétroliers vieillissants utilise des pavillons de complaisance pour contourner les sanctions occidentales imposées après l’invasion de l’Ukraine. Le Royaume-Uni a récemment annoncé son intention d’intercepter et d’arraisonner ces navires dans ses eaux territoriales, intensifiant ainsi ses efforts pour faire respecter les sanctions contre la Russie.
Stratégie britannique pour intercepter la flotte fantôme
La stratégie d’interception repose sur une approche multi-agences, dans le cadre de laquelle les forces de l’ordre, le personnel militaire et des spécialistes du marché de l’énergie évaluent conjointement chaque navire cible avant toute intervention. Le gouvernement britannique s’abstient de divulguer des détails opérationnels spécifiques. Il agit de la sorte afin de ne pas compromettre sa capacité d’intervention.
Par ailleurs, Londres reconnaît que ses forces suivent les navires de la flotte fantôme depuis plusieurs années. Les unités britanniques ont ainsi soutenu activement les opérations internationales visant à saisir ces bâtiments. Parmi les exemples précédents, on peut citer les efforts conjoints avec les États-Unis en janvier pour saisir le pétrolier Marinera (anciennement Bella-1) dans l’Atlantique, et la collaboration avec la France pour appréhender le navire sanctionné Grinch en Méditerranée occidentale.
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