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La Chine devance la Belgique et déploie la première centrale qui allie éolien et solaire en mer. Reste à résister aux typhons

La Chine devance la Belgique et déploie la première centrale qui allie éolien et solaire en mer. Reste à résister aux typhons
(Ocean Sun)

Cette semaine, le géant chinois de l’électricité SPIC a annoncé le lancement de l’exploitation de la première centrale solaire intégrée à une éolienne, en mer.

Pourquoi est-ce important ?

Si le déploiement de panneaux photovoltaïques offshore a le potentiel de déboucher sur de très beaux résultats, il constitue également un énorme défi en raison des conditions difficiles rencontrées en mer.

L’actu : la Chine démarre l’exploitation d’une première installation hybride solaire/éolien en mer.

  • Deux panneaux solaires ont été connectés en mer au transformateur d’une éolienne, puis au réseau électrique via le câble sous-marin du parc éolien. 
  • Cela se passe en mer Jaune, au large des côtes de la province chinoise du Shandong.
  • L’annonce a été faite cette semaine par le groupe public chinois SPIC et l’entreprise norvégienne d’énergie solaire Ocean Sun.

Les détails : un test avant un projet d’un peu plus grande ampleur.

  • Les deux panneaux en question présentent une capacité installée de 0,5 MWc.
  • La robustesse de l’installation va être maintenant être éprouvée, notamment face aux typhons, la région y étant particulièrement sujette.
  • Une fois cette phase pilote terminée – et le rendement de l’installation vérifié – l’objectif est de construire un projet éolien-solaire flottant d’une capacité totale de 20 MWc en 2023.

Les déclarations : tout le monde est ravi.

  • Selon SPIC, la « mise en service réussie » du projet va permettre de débloquer le potentiel des centrales hybrides offshore.
  • Le projet « montre comment l’objectif commun de réduction des émissions de CO2 à effet de serre sera atteint avec un développement transfrontalier », a commenté Børge Bjørneklett, patron et fondateur d’Ocean Sun.
  • Dans une interview accordée à Recharge l’an dernier, Bjørneklett avait annoncé que le solaire offshore pouvait battre l’éolien offshore en termes de croissance, notamment grâce à une zone d’application bien plus importante. « Je pense que pour être un peu futuriste, les gens se demanderont pourquoi ils installent des panneaux solaires sur la terre ferme », avait-il osé.

Élément notable : la Belgique est aussi sur le coup.

  • Si la Chine se targue d’avoir mis en service la première centrale photovoltaïque en mer intégrée à un parc éolien au monde, la Belgique la talonne.
  • L’été dernier, le conseil des ministres a approuvé un budget de 2 millions d’euros pour la réalisation d’un projet similaire dans la partie belge de la mer du Nord.
  • Le « Proof of Concept », destiné à vérifier la faisabilité du projet, doit être bientôt lancé. Avec, là aussi, un projet pilote d’une capacité de 0,5 MWc, au large d’Ostende.
  • Si l’expérience est concluante, un budget de 10,5 millions d’euros pourrait être débloqué en 2023, via un marché public, afin de soutenir le développement accéléré de cette technologie.
  • « Ces panneaux solaires flottants ont le potentiel de générer 1 GW supplémentaire d’énergie verte dans la première zone offshore. Grâce à ce projet de démonstration, nos entreprises pourront dans une large mesure à nouveau jouer un rôle de pionnier dans le développement mondial de cette technologie et contribuer à la croissance économique, source de création de nouveaux emplois », avait déclaré à l’époque Vincent Van Quickenborne, vice-Premier ministre et ministre de la Mer du Nord.
  • Le gouvernement s’était également réjoui du fait que la Belgique deviendrait le premier pays au monde à mettre en place ce système de panneaux solaires flottants.
  • Pour la première place, c’est donc raté. Mais cela n’est bien sûr qu’un détail, le projet restant prometteur.
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