Principaux renseignements
- Les autorités belges ont rencontré les talibans pour discuter du rapatriement des ressortissants afghans sans papiers en Europe.
- Ces discussions techniques visaient à relancer la coopération administrative entre la Belgique et l’Afghanistan en matière de retours volontaires et forcés.
- La Belgique souligne qu’elle ne soutient pas le régime taliban, mais qu’elle cherche à établir la coopération administrative nécessaire au rapatriement tout en protégeant les personnes vulnérables.
La Belgique a engagé cette semaine des discussions avec le régime taliban en Afghanistan. C’est ce qu’écrit HLN. L’objectif était de faciliter le rapatriement des ressortissants afghans résidant illégalement en Belgique et de ceux qui ont commis des crimes.
Discussions techniques
Freddy Roosemont, directeur général de l’Office des étrangers, a représenté la Belgique et 19 autres pays européens lors de trois jours de pourparlers. La délégation a rencontré des responsables des ministères afghans des Affaires étrangères et de l’Intérieur, ainsi que des membres des services de renseignement.
La ministre de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, a qualifié cette mission de purement technique. Elle a souligné qu’aucun politicien n’était impliqué et qu’il n’y avait eu aucune rencontre avec des ministres afghans.
Priorité au rapatriement
Les discussions ont porté principalement sur la reprise de la coopération administrative avec les autorités afghanes afin d’identifier les Afghans sans papiers en Europe en vue de leur retour volontaire ou forcé. Le gouvernement belge souhaite mettre fin au cycle migratoire des Afghans sans papiers au sein de l’UE, estimant que cela est dans leur intérêt.
Actuellement, plus de 2 600 ressortissants afghans résident dans des centres d’accueil belges. Le gouvernement afghan s’est déclaré disposé à aider à identifier ses citoyens sans papiers.
Position de la Belgique
La ministre Van Bossuyt a souligné que la Belgique ne cautionne pas le régime taliban, mais reconnaît la nécessité d’une coopération administrative à des fins de rapatriement dans le contexte international. Elle a réaffirmé que les personnes éligibles à l’asile, telles que les femmes et les enfants afghans, ne seront pas renvoyées de force.
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