Principaux renseignements
- La Belgique a signé un accord avec l’Algérie afin d’accélérer le rapatriement des Algériens résidant en Belgique sans autorisation légale.
- Cet accord réduit considérablement les délais d’identification et prolonge la validité des documents de voyage afin de faciliter les expulsions.
- Cette collaboration permet de lutter contre l’immigration clandestine, d’alléger la pression sur les prisons belges et d’ouvrir la voie à de nouveaux partenariats économiques entre les deux pays.
Le gouvernement fédéral belge a conclu un accord de rapatriement avec l’Algérie, visant à régler la question des Algériens résidant en Belgique sans autorisation en bonne et due forme. Les ministres Maxime Prévot (Affaires étrangères) et Anneleen Van Bossuyt (Asile et Migration) ont signé l’accord avec le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf.
Accélérer le retour
Rien qu’en 2025, plus de 2 200 personnes se réclamant de la nationalité algérienne ont reçu l’ordre de quitter le territoire belge. Alors que 85 Algériens ont été rapatriés, tant volontairement qu’involontairement, environ 780 personnes se réclamant d’origine algérienne résident actuellement dans des prisons belges, dont 700 sans titre de séjour légal. Il s’agit donc du deuxième groupe le plus important de non-Belges dans les prisons belges.
Cet accord vise à rationaliser et à accélérer le retour des Algériens dans leur pays d’origine. Parmi les principales dispositions figurent la réduction de la période d’identification de plusieurs mois à environ quinze jours et l’extension de la validité du document de voyage « laissez-passer » pour le rapatriement de un à trente jours. Ce dernier point est crucial lorsque des personnes s’opposent à leur expulsion, ce qui allonge la durée des procédures d’éloignement.
L’accord permet également à la Belgique de rapatrier plusieurs Algériens sur un même vol et autorise le recours à des escortes algériennes lors des retours forcés.
Lutte contre l’immigration clandestine
La ministre Van Bossuyt a souligné l’importance de cet accord de rapatriement dans la lutte contre l’immigration clandestine, l’allègement de la pression sur les prisons belges et le renforcement de la sécurité sociale. Elle a insisté sur le fait qu’une politique migratoire globale repose sur des mécanismes de retour efficaces pour les personnes non autorisées à rester en Belgique.
Coopération
En échange de cette coopération, les fonctionnaires et diplomates algériens bénéficieront bientôt d’une exemption de visa pour se rendre en Belgique. Les deux pays explorent également de nouvelles possibilités de collaboration économique, notamment au vu de l’impact de la guerre en cours en Iran sur le marché de l’énergie. En tant que quatrième fournisseur de gaz de l’Union européenne, l’Algérie occupe une position cruciale dans ce contexte.
Les ministres Prévot et Attaf ont convenu d’explorer de nouvelles opportunités de partenariat, une délégation d’experts belges en énergie et d’entreprises devant se rendre en Algérie fin avril.
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