Principaux renseignements
- Un nouvel assouplissement de la politique monétaire pourrait être nécessaire si la croissance économique ralentit en raison des tensions commerciales internationales ou de l’instabilité géopolitique.
- Le niveau actuel des taux d’intérêt vise à maintenir l’inflation proche de l’objectif et à prévenir les écarts persistants.
- La BCE surveillera étroitement les perspectives de stabilité des prix lors de chaque réunion et envisagera un nouvel assouplissement si les risques à la baisse intensifient les tendances désinflationnistes.
Fabio Panetta, membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, estime qu’un nouvel assouplissement de la politique monétaire pourrait être nécessaire si la croissance économique est menacée par les tensions commerciales internationales et l’instabilité géopolitique, ce qui entraînerait en fin de compte des tendances désinflationnistes plus marquées.
Alors que les projections actuelles pour l’inflation dans la zone euro indiquent un taux de 1,4 pour cent au début de 2026 et un retour à l’objectif de 2 pour cent l’année suivante, M. Panetta reconnaît que ces perspectives restent très incertaines.
Assouplissement de la politique monétaire
La BCE a déjà réduit les taux d’intérêt à huit reprises au cours de son cycle d’assouplissement actuel, abaissant le taux de dépôt directeur à 2 pour cent. Panetta a souligné que si les risques de baisse de la croissance intensifiaient les tendances désinflationnistes, il conviendrait de poursuivre l’assouplissement de la politique monétaire.
S’appuyant sur l’expérience de la dernière décennie, caractérisée par une période prolongée de faible inflation suivie de chocs inflationnistes brutaux, il a souligné la nécessité d’une action décisive lorsque l’inflation s’écarte de l’objectif de la BCE dans un sens ou dans l’autre. M. Panetta a conclu en soulignant l’importance d’une évaluation continue des perspectives et des risques pour la stabilité des prix lors de chaque réunion de la BCE. (em)

