Principaux renseignements
- Israël intègre des armements nationaux et des nacelles de guerre électronique dans sa flotte de F-35I Adir.
- Des mises à jour logicielles spécialisées et des réservoirs de carburant externes augmentent le rayon d’action et la puissance de feu de l’appareil.
- Des acquisitions visent à doubler la taille de la flotte pour atteindre 100 chasseurs furtifs.
Israël renforce sa flotte de chasseurs furtifs F-35I Adir en y intégrant trois systèmes développés localement, axés sur la défense électronique, l’endurance opérationnelle et l’armement.
Bien que l’appareil soit dérivé du F-35A américain de Lockheed Martin, la variante Adir est spécialement personnalisée avec des logiciels et du matériel nationaux afin de répondre aux exigences tactiques spécifiques de l’armée de l’air israélienne. Afin de garantir une mise en œuvre sans heurts, Israël utilise depuis 2020 un avion d’essai dédié pour tester les nouvelles technologies avant leur déploiement au sein des unités de combat opérationnelles.
Améliorations de l’armement et de l’autonomie
L’une des principales mises à niveau concerne l’intégration de la bombe à guidage de précision SPICE-1000B, conçue pour améliorer la précision de frappe de l’appareil. Cela nécessitera la synchronisation de l’arme avec le logiciel de mission interne de l’avion et ses réseaux de capteurs. De plus, l’appareil sera équipé d’un pod de guerre électronique de fabrication nationale afin de renforcer ses défenses contre les radars ennemis et les systèmes de missiles sol-air.
Pour accroître la portée de l’appareil, Elbit Systems — par l’intermédiaire de sa filiale Cyclone — s’est vu attribuer un contrat d’environ 29,5 millions d’euros pour développer des réservoirs de carburant externes. Étant donné que ces équipements externes augmentent la visibilité radar de l’avion, leur utilisation sera déterminée de manière stratégique en fonction de l’intensité des défenses aériennes ennemies.
Nouveau logiciel
Ces mises à niveau matérielles s’accompagnent d’une refonte logicielle approuvée par les autorités de défense américaines. Géré par le Naval Air Systems Command, ce projet implique un investissement de plus de 11 millions de dollars (9,5 millions d’euros) pour créer des ensembles de données optimisant la synergie entre l’armement, la guerre électronique et les capteurs.
Ces travaux, menés principalement au Texas et sur d’autres sites internationaux, devraient s’achever d’ici mars 2030. Ces efforts coïncident avec l’arrivée d’appareils conformes à la norme « Technology Refresh 3 » (TR-3), qui fournit la puissance de calcul avancée nécessaire aux futures modifications.
De nouveaux avions F-35I sont attendus
L’engagement d’Israël envers la plateforme F-35I ne cesse de se renforcer. Depuis les débuts de la flotte en 2017 avec l’escadron « Golden Eagle », les appareils ont totalisé plus de 15 000 heures de vol au cours de diverses missions et exercices d’entraînement. En 2026, la flotte comptait 48 appareils, et un total de 50 est prévu d’ici la fin de l’année.
De plus, un accord conclu en 2024 portant sur 25 avions supplémentaires, d’une valeur de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros), prévoit le début des livraisons en 2028. Les ambitions à long terme incluent la création d’un quatrième escadron, ce qui pourrait porter la flotte totale à 100 appareils.
Moyen-Orient
L’importance stratégique de ces capacités a été mise en évidence lors d’opérations à grande échelle menées contre l’Iran en 2025 et 2026, au cours desquelles l’Adir a joué un rôle crucial dans l’établissement de la supériorité aérienne sur Téhéran. Les améliorations actuellement apportées à l’autonomie, à la protection et à la puissance de feu visent à affiner encore la capacité de l’appareil à mener de telles missions à haut risque et à longue distance. (fc)
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