Importer des produits exotiques sans émettre de CO2, c’est possible

voile d'un voilier
Image d’illustration (Pixabay)

Les consommateurs décident de plus en plus d’acheter local pour diminuer leur empreinte écologique. Mais certains produits comme le café, le thé ou le cacao ne peuvent pas être cultivés dans nos régions. Il faut donc les importer et les voyages en avion ou en bateau rejettent énormément de CO2. Mais il existe une alternative : le voilier. Explications.

Le très gros avantage du voilier est qu’il ne produit pratiquement pas de gaz à effet de serre. Tout le contraire de ses principaux concurrents, l’avion et le bateau à moteur, qui sont souvent critiqués pour leurs émissions de CO2.

L’entreprise britannique New Dawn a donc décidé de se lancer dans le transport de produits alimentaires par voilier. Aujourd’hui, les voyages sont principalement concentrés sur l’Europe et le bassin méditerranéen. Le cargo écologique transporte alors de l’huile d’olive, du miel, des amandes, etc.

Mais au départ, les fondateurs de l’entreprise voulaient parcourir de plus grandes distances. Leur première expédition a relié la République dominicaine, dans les Caraïbes, au Royaume-Uni, avec à son bord, un baril de rhum.

L’un des derniers trajets de New Dawn, suivie par le journal The Guardian, consistait en l’acheminement de plusieurs tonnes de grains de café colombien. Si le même trajet avait été fait en bateau, il aurait produit deux tonnes de CO2. En avion, la facture écologique aurait atteint 178 tonnes de CO2.

Un long et cher trajet

Le transport par voilier n’est toutefois possible que pour les produits qui se conservent très longtemps. Car les trajets sont beaucoup plus longs. Pour revenir de Colombie, le cargo de New Dawn a mis 3 mois. Impossible d’importer des fruits frais de cette manière.

Mais pour les aliments non périssables, il suffit d’adapter ses commandes en prenant en compte le temps d’acheminement, comme l’a fait Richard Blake, propriétaire de Yallah Coffee, qui utilise le café colombien. ‘Nous avons donc changé la façon dont nous regardons les niveaux de stock (…), on a juste besoin d’un peu de planification supplémentaire.’

Les importations par voilier sont aussi plus coûteuses. Mais ce prix peut être amorti à d’autres niveaux, par exemple, en diminuant les intermédiaires et en passant directement du producteur au consommateur.

Actuellement, 70 entreprises font partie de l’International Windship Association qui promeut l’utilisation du bateau à voile pour le transport maritime.