Geoffroy Van Humbeeck (aSmartWorld) à propos de la fracture numérique : « Elle peut toucher des gens très proches de nous »

Rédigé avec la contribution de itsme®

Les personnes qui se méfient d’internet se renferment sur elles-mêmes. Résultat : un fossé numérique évident. Dans le troisième épisode de la série de podcasts « Je m’en fish… ou pas », l’animatrice Lucile Rochelet et ses deux invités, Geoffroy Van Humbeeck (aSmartWorld) et Sylvie Vandevelde (itsme®), approfondissent le lien entre sécurité en ligne et inclusion. Et détaillent quelques initiatives inspirantes.

Dans le troisième épisode, Geoffroy Van Humbeeck parle d’aSmartWorld, la société qu’il a fondée en 2018 et qui propose des smartphones reconditionnés. Non seulement l’entreprise contribue-t-elle favorablement à la cause environnementale, elle aide aussi à lutter contre la fracture numérique grâce à des smartphones d’occasion, donc moins chers. « Tout le monde n’est pas conscient que la fracture numérique peut être un réel problème dans notre pays. Parfois, elle peut même toucher des gens très proches de nous. »

Sylvie Vandevelde, Chief Brand Officer chez itsme®, l’application d’identité numérique bien connue des Belges, est autre invitée de l’épisode. Elle confirme les propos de M. Van Humbeeck et donne de nombreux chiffres révélateurs,  tout en soulignant qu’un Belge sur deux risque l’exclusion numérique. « La fracture numérique n’a pas de visage. Tout le monde peut être touché. »

Utiliser son expérience de manière positive

Pendant son séjour au Congo, Geoffroy Van Humbeeck a été confronté aux effets néfastes de l’industrie des smartphones. En outre, lorsqu’il a constaté que beaucoup de choses se passaient mal dans le secteur de la remise à neuf des smartphones, il a décidé d’agir. « Je voulais utiliser mon expérience de la vie et des affaires afin d’accomplir quelque chose de positif pour l’environnement et pour la société. » C’est ainsi qu’est né aSmartWorld.

« Aujourd’hui, de nombreuses personnes  achètent un nouveau smartphone juste pour le plaisir d’avoir un modèle plus récent ». Résultat :  plus de 10 millions d’appareils inutilisés, dont 85 % fonctionnant encore parfaitement bien.

ASmartWorld a compris  l’énorme potentiel qu’offrait cette situation et a développé une application facilitant la vente de smartphones et tablettes de deuxième main.  L’impact positif de l’entreprise est devenu encore plus évident pendant le lock-down, lorsque 300 appareils ont été distribués dans des maisons de retraite. 

Des leçons numériques sur le lieu de travail

Sylvie Vandevelde  souligne que la réduction de la fracture numérique est une des priorités d’itsme®. Elle évoque la large palette d’initiatives prises en la matière,  et présente également le projet BEEGO, qui met en relation des étudiants en informatique avec des personnes ayant besoin d’aide dans l’utilisation d’appareils numériques : une histoire inspirante …

Sylvie Vandevelde souligne le rôle majeur que les entreprises peuvent jouer dans l’enseignement de la culture numérique. Ainsi, les entreprises peuvent, par exemple, sensibiliser leurs employés à l’aide de tests de phishing. « Des « classes numériques », au sein des entreprises, à destination de personnes n’exerçant pas spécialement des métiers liés au numérique, sont aussi des initiatives très intéressantes…  »

Vous voulez en savoir plus sur le lien entre la sécurité en ligne et l’inclusion ? Ecoutez le troisième épisode de « Je m’en fish…  Ou pas ! « .

Explication:

– Piratage : Lorsque quelqu’un s’introduit dans un système informatique, tel que celui d’une entreprise. Ces intrusions ont souvent des intentions criminelles et visent à causer des dommages ou à forcer le paiement d’une rançon (=cracking ou craquage). Cependant, il existe aussi le piratage éthique, où le pirate a comme objectif de rechercher et mettre le doigt sur les vulnérabilités du système dans le but de prévenir la cybercriminalité. Le piratage est également souvent utilisé comme un terme générique pour diverses formes de cyberattaques.

– Phishing (hameçonnage) : cyberattaque dans laquelle des courriers électroniques ou des messages textuels sont utilisés comme arme pour obtenir des informations sensibles auprès de particuliers et de clients. En général, le fraudeur imite un site web enregistré sous un faux nom de domaine pour obtenir des noms d’utilisateur, des mots de passe, des coordonnées bancaires ou des informations sur les cartes de crédit.

– Spoofing (usurpation d’identité): une forme de phishing dans laquelle les cybercriminels prennent une autre identité. En tant que soi-disant employé d’une banque ou d’une autre entreprise, ils extraient des données (bancaires) secrètes ou escroquent de l’argent. L’usurpation d’identité se fait par le biais de différents canaux tels que le courrier électronique, un faux site web ou l’appropriation d’un numéro de téléphone existant.

– Whaling : forme de phishing visant à obtenir les coordonnées de hauts dirigeants d’entreprises, tels que les PDG, les directeurs financiers, etc. afin d’accéder aux données de l’entreprise.

– Ransomware : un logiciel malveillant (=malware) qui verrouille les fichiers et les systèmes des entreprises. Pour les débloquer, les pirates exigent une rançon, souvent en bitcoins ou autres cryptomonnaies. Malheureusement, le fait de payer les criminels ne garantit pas la « libération » des fichiers.

– CCB : Le Centre pour la cybersécurité Belgique (CCB) est l’autorité nationale de cybersécurité en Belgique. Le CCB supervise, coordonne et contrôle la mise en œuvre de la stratégie de cybersécurité de la Belgique.

« Je m’en fish… ou pas ! », un podcast en collaboration avec itsme®. itsme-id.com

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