GAP en Europe, c’est fini: le plan de relance de l’enseigne a échoué

EPA-EFE/JOHN G. MABANGLO

L’enseigne GAP peut aller se rhabiller. Alors que la marque de prêt-à-porter avait déjà fait l’objet d’un vaste plan de restructuration en février 2019, le quotidien Le Monde déclare qu’elle s’apprête aujourd’hui à fermer ses boutiques dans toute l’Europe. Présente en France, en Italie et au Royaume-Uni,  pas moins de 120 points de vente seraient concernés par ce plan qui devrait être activé dès le mois de juillet.

La crise sanitaire fait des ravages. Elle n’épargne personne et encore moins les commerces. C’est également le cas de la célèbre griffe de vêtements casual, qui au cours du deuxième trimestre de cette année, déplorait déjà 62 millions d’euros de pertes (les ventes mondiales avaient chuté de 18%) malgré une hausse de plus de 95% des ventes en ligne pour la même période.

La griffe aux trois célèbres lettres a connu une lente agonie. En janvier dernier, elle avait annoncé la fermeture de son pas-de-porte des Champs Élysées. Des mesures drastiques pour réduire les coûts avaient ensuite été prises pour tenter des sauver les boutiques restantes et leurs travailleurs. Mais aujourd’hui c’est officiel, GAP n’a pas su remonter ses chiffres et les magasins d’Europe vont définitivement fermer leurs portes.

500 personnes ont perdu leur emploi en France

Les établissements européens représentaient 3% de l’activité européenne du groupe. Et si l’annonce ne semble pas surprenante au regard des dernières données de l’entreprise, elle fut brutale pour ses employés, selon une source qui s’est confiée au Monde. Les travailleurs auraient appris la nouvelle par le biais d’une ‘invitation’ à ‘prendre connaissance des activités de Gap en Europe’…  En France, pas moins de 500 personnes ont appris aujourd’hui qu’elles avaient perdu leur emploi de la sorte.

Créée à San Fransisco en 1969, la marque avait gravi les échelons du succès, notamment grâce à ses sweat-shirts iconiques que tout le monde s’arrachait. Mais la chute fut aussi fulgurante que l’ascension : le groupe n’a pas su faire face à des concurrents de taille comme H&M, Zara, Primark qui proposent des produits similaires à des prix plus contenus.

Et force est de constater que si le plan élaboré par le groupe en janvier dernier prévoyait de dégager 90 millions de dollars d’économies chaque année, on est aujourd’hui loin du compte.