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L’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, une priorité absolue pour le travailleur belge (devant le salaire)

L’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, une priorité absolue pour le travailleur belge (devant le salaire)
Hinterhaus Productions via Getty Images

Un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée est actuellement la première priorité des Belges qui travaillent. Cet équilibre prime même sur les bons revenus financiers. C’est ce que révèle un rapport du spécialiste du recrutement Vivaldis Interim, basé sur une enquête menée auprès de 1.000 travailleurs belges.

Pourquoi est-ce important ?

Bien que 70 % des Belges qui travaillent aiment leur emploi, selon Vivaldis Interim, la pression professionnelle excessive reste une préoccupation. En outre, 40 % des personnes interrogées déclarent avoir du mal à se détendre à la fin de la journée de travail. Chez les jeunes, ce chiffre s'élève même à 53 %. En outre, 67 % ont également déclaré se sentir épuisés à ce moment-là.

Les jeunes, en particulier, connaissent des problèmes : « Dans cette société qui évolue rapidement, il est fondamental d’apprendre à trouver un équilibre », indique Elke Van Hoof, experte en gestion du stress.

  • « Les chiffres de cette enquête montrent que nous n’avons pas encore maîtrisé ces problèmes. Les jeunes en particulier ont des difficultés à cet égard, car ils n’ont pas encore développé des compétences telles que la nuance. »
  • L’enquête de Vivaldis Interim a révélé une autre série de résultats remarquables.
    • Il a été constaté, entre autres, que les employés belges évaluent leur niveau de stress à 60 % en moyenne.
    • En outre, 34 % pensent que leur niveau de stress va encore augmenter au cours de cette année, tandis que 41 % font la même prédiction concernant leur charge de travail.
  • La priorité professionnelle absolue du salarié belge est un bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée, classé dans le trio de tête de ses souhaits par 72 % des personnes interrogées, suivi par la sécurité de l’emploi (67 %), le temps libre (50 %) et un bon salaire (44 %).
    • D’autre part, il apparaît que 43 % des travailleurs belges souhaiteraient se détendre un peu au travail, contre 20 % qui voudraient augmenter à nouveau le niveau d’activité.

Une tendance claire : Selon Elke Van Hoof, une tendance claire se dessine sur le marché du travail belge : les travailleurs ne veulent plus dépasser leurs propres limites.

  • « Sa propre personne passe avant tout », note Van Hoof. « Ce n’est qu’ensuite que le travail suit. Avec cela, les employés essaient de se protéger de la surcharge, mais le revers de la médaille est que cela érode davantage la résilience au sein d’une organisation. »
    • « Il est important que les entreprises en prennent conscience et apprennent à aider leurs employés à développer leur résilience. Sinon, leurs employés risquent de partir à la première meilleure offre. »
  • Les travailleurs belges s’attendent à ce que de nombreuses tendances se poursuivent à l’avenir.
    • Par exemple, 23 % des personnes interrogées pensent que la volonté de fournir des efforts supplémentaires chez les employés va continuer à diminuer. Seuls 15 % s’attendent à une augmentation.
    • La volonté de faire des heures supplémentaires diminuerait également, selon 29 % des Belges, alors que là aussi, à peine 15 % prévoient une augmentation.
    • De même, 29 % des personnes interrogées se disent de moins en moins disposées à répondre aux courriels et aux appels en dehors des heures de travail, contre seulement 12 % à le faire davantage.
    • D’autre part, 20 % des personnes interrogées s’attendent à ce que la volonté d’assumer davantage de responsabilités augmente, contre 19 % qui pensent à un déclin.
    • Là encore, 20 % s’attendent à ce que la collégialité et la coopération s’améliorent. Ici, 12 % pensent à une détérioration.

(JM)

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